Tentative infructueuse d’Uber sur la Rive-Sud

Changement dans le monde du taxi

L’implantation d’Uber, un service rémunéré de transport de personnes par voiture, est controversée, même sur la Rive-Sud.

La Commission parlementaire « sur le transport rémunéré de personnes par automobile » s’est ouvert la semaine dernière à Québec pour voir comment réglementer l’industrie du Taxi avec l’arrivée de l’entreprise Uber.

En novembre 2015, Uber se rendait officiellement disponible sur la Rive-Sud. L’entreprise indiquait alors dans un communiqué que Longueuil se joignait « à près de 340 villes où Uber est disponible à travers le monde ».

« Depuis plusieurs mois, les Lavallois et les Longueuillois attendaient avec impatience de pouvoir bénéficier du covoiturage urbain de Uber dans leurs communautés. Nous avons entendu leur appel et sommes extrêmement heureux d’y étendre notre offre. Avec ce lancement, Uber double sa zone de services et dessert maintenant près de 40 % de la population du Québec. La congestion est un enjeu pour lequel nous sommes fiers d’apporter des solutions viables, tout en créant des milliers d’opportunités économiques à temps partiel ou à temps plein », précisait alors Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d’Uber pour le Québec.

L’implantation du transporteur peut être constatée sur l’application mobile de Google maps qui suggère un lien vers le site Uber lorsqu’on cherche un itinéraire en transport en commun, que cela soit sur la Rive-Sud ou à Montréal. L’application propose même le temps de la course et son prix.

Pas partout sur la Rive-Sud

Pour l’agence de Taxi de la Montagne, à Saint-Bruno-de-Montarville, « personne ne nous a rapporté la présence de l’entreprise UberX ici », explique-t-on. Pour la centrale Radio Taxi Union, sur le secteur de la Montérégie, « il est évident qu’ils sont présents, mais la Rive-Sud les intéresse moins que Montréal », explique François Cyr, président de Taxi Union.

« Les gens d’Uber ne sont pas intéressés de venir sur la Rive-Sud, car cela nécessite un déplacement de Montréal. Les clients qui nous ont rapporté une course avec les gens d’Uber indiquent qu’il y a une surcharge à payer par le fait qu’il n’y a pas beaucoup de véhicules disponibles. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ne les prennent plus. Nous, on ne manque pas de voitures et c’est toujours le même prix. Les clients ont vite réalisé que c’était loin d’être une aubaine, Uber », précise M. Cyr.

En 65 ans de service Radio Taxi Union regarde attentivement l’entreprise qu’elle qualifie d’illégale, mais ne la craint pas. « Il y a plein de petits détails qui font qu’Uber a beaucoup de difficulté à s’implanter sur la Rive-Sud parce qu’on donne un excellent service » de conclure M. Cyr.