Suzanne Roy dépose une mise en demeure aux représentants syndicaux
Visite des cols bleus à son domicile
« C’est complètement inacceptable », tels sont les mots de la mairesse de Sainte-Julie et présidente de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Suzanne Roy, à la suite de la manifestation des cols bleus de Montréal qui s’est tenue devant son domicile privé lundi dernier. Elle a transmis une mise en demeure aux représentants des syndicats présents à l’événement.
Sans vouloir donner de précision concernant la mise en demeure, Suzanne Roy soutient qu’il n’est pas question de laisser faire ce type de comportement : « Jamais je ne vais accepter de tels gestes qui rappellent la manière des gros bras dans les années 1970. Il est important d’en parler haut et fort et de s’assurer que cela ne se reproduise pas. »
Lundi dernier, en après-midi, plusieurs cols bleus de Montréal se sont présentés au domicile de la présidente de l’UMQ situé à Sainte-Julie. « Sors de la maison ! Arrête de te cacher », criaient les manifestants. Suzanne Roy, qui était de retour depuis quelques heures de son voyage à Paris avec plusieurs élus locaux, n’était par contre pas chez elle, mais à l’hôtel de ville.
Les manifestants sont restés sur place plus de trois heures, effrayant quelque peu le voisinage. « C’est l’heure où les enfants reviennent de l’école. Ce genre d’événement peut être très intimidant pour eux. » La manifestation a eu lieu le jour de la collecte des gros rebuts. Certains syndiqués ont donc déplacé les gros rebuts du voisinage sur le terrain de la présidente de l’UMQ. « L’un d’eux a même essayé de passer par-dessus la clôture pour tenter d’entrer par l’arrière », soutient la mairesse, en précisant que ce dernier a été arrêté par les policiers.
L’ironie de cette histoire, c’est que les cols bleus montréalais manifestaient contre l’entrée en vigueur d’un nouveau projet de loi concernant les relations de travail qui vise à rééquilibrer les rapports de force entre employeurs et employés.


