Suzanne Roy au pilotage d’un comité sur l’identité de genre
Le gouvernement Legault nomme Suzanne Roy, ministre de la Famille et ministre responsable de la Montérégie, au pilotage d’un « comité de sages » sur la question d’identité de genre.
Le 21 septembre, le premier ministre, François Legault, annonçait sur ses réseaux sociaux la mise en place d’un comité de sages sur les questions d’identité de genre.
Cette annonce a été publiée au lendemain d’une grande manifestation à Montréal et dans plusieurs autres villes du Canada au sujet de l’éducation sexuelle dans les écoles. Une semaine plus tard, François Legault désignait l’ancienne mairesse de Sainte-Julie et actuelle ministre de la Famille, Suzanne Roy, aux commandes du comité.
La composition et le mandat exact du comité restant à déterminer, le cabinet de la ministre de la Famille n’a pas accepté notre demande d’entretien sur le sujet.
Réactions
Les communautés affectées par les enjeux en cause ont hâte de connaître plus de détails. « C’est toujours un peu effrayant, l’idée que des gens vont statuer sur une question [concernant] des droits humains. Mais en même temps, si c’est bien fait et que l’on inclut tous les bons groupes à la table pour trouver un moyen d’informer et de sensibiliser les gens, c’est bien », nous confie Dominique Théberge, directeur général de JAG, un organisme communautaire LGBT+ desservant la Montérégie.
Le directeur général poursuit son discours en s’avouant rassuré du choix de monsieur Legault quant au pilote du projet. « Ce que Suzanne Roy a expliqué, c’est qu’il n’y aura pas de retour en arrière. Ce qui est très rassurant. J’ai confiance en Suzanne Roy. Je suis persuadé qu’elle prendra les bonnes décisions pour faire son comité de sages. »
Les inquiétudes concernant la composition du comité ne sont toutefois pas inexistantes. Rafaël Provost, directeur général d’ENSEMBLE pour le respect de la diversité, se questionne : « Qui sont ces sages? Parce que pour moi, sage, c’est synonyme d’âge [et] d’expérience. J’ai l’impression que les jeunes vont peut-être être oubliés, ce que je ne souhaite pas. J’espère également qu’il y aura des gens des communautés LGBT+, parce que ça les concerne. »
En reconnaissant la validité des questions et inquiétudes entourant la conversation actuelle sur l’éducation sexuelle, monsieur Provost défend l’idée qu’il ne s’agit pas d’un débat. « Un débat, c’est une question d’opinions. Ici, on parle de droits humains, de vraies personnes. »
