Six jours de grève à prévoir dans les écoles publiques

Six jours de grève sont à prévoir cet automne dans le milieu scolaire. Actuellement, des assemblées générales ont lieu dans les différentes sections des syndicats affiliés à la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE), dans le but d’obtenir de leurs membres un mandat clair à cet effet.

« C’est maintenant que ça se passe. Tout le monde s’entend pour dire que c’est avant le congé des Fêtes que nous devons agir. Nous sommes convaincus que nous obtiendrons les mandats nécessaires pour tenir nos journées de grève », indique Richard Bisson, vice-président de la section des Patriotes au Syndicat de Champlain. Il soutient que les six jours de grève que tentent d’obtenir les divers syndicats locaux ne seront pas nécessairement consécutifs. « Notre but est d’y aller avec parcimonie pour faire une pression continuelle sur le gouvernement. »

Les membres du personnel enseignant souhaitent ainsi dénoncer les compressions budgétaires imposées par Québec, qui augmentent à la fois la tâche des enseignants et coupent les services aux élèves. Richard Bisson avance que les conditions actuelles sont catastrophiques pour les enfants ayant des besoins spéciaux pour favoriser leur apprentissage. « L’élève qui n’a pas de problème passera facilement à travers le système, mais ce n’est pas le cas pour les enfants qui ont un handicap ou des problèmes d’apprentissage. Il n’y a plus de place pour eux dans nos écoles avec les compressions du gouvernement. »

Le représentant syndical poursuit en précisant que le fait de faire la grève n’a rien de réjouissant et de plaisant pour les membres du personnel scolaire, mais que le contexte exige des moyens de pression efficaces. « Ça vaut la peine d’aller de l’avant si nous voulons offrir de meilleures conditions d’apprentissage pour nos élèves. »

Si grève il y a, la FSE compte obtenir le soutien de toutes ses sections et de toutes les accréditations syndicales. Ce qui fait en sorte qu’il n’y aurait aucun service offert dans les écoles lors des journées de grève. Il n’y aura donc pas de service de garde disponible. « Si nous voulons obliger le gouvernement à négocier, il va falloir que nous fassions front commun. »

Pas de grève le 30 septembre

Concernant la grève du 30 septembre annoncée dans les médias nationaux, Richard Bisson précise qu’elle ne concerne que les écoles publiques de Montréal. « Nous ne sommes pas dans la même fédération. Les écoles montréalaises font partie de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). Notre but est le même, mais nos journées de grève ne seront pas nécessairement les mêmes. Les écoles de notre territoire seront donc ouvertes le mercredi 30 septembre. »