Sécurité routières: attention aux nids-de-poule
Gel puis redoux, le mois de janvier est particulier au point de vue de la météo. Le 14 janvier dernier, les températures ont dépassé la barre du zéro, alors qu’il faisait quatre degrés dans la journée.
Un climat parfait pour la création de nids-de-poule dans la chaussée. Certains automobilistes sont les premiers à le constater à leurs dépens. Crevaison, bris affectant la suspension, les dommages sont parfois impardonnables et les réparations, dispendieuses pour les malchanceux.
« Les équipes de surveillants routiers surveillent le réseau routier de façon attentive, surtout par temps de redoux », explique Karine Abdel, porte-parole du Ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD).
Au moment d’écrire ces lignes, aucun nid-de-poule n’a été repéré sur la route 116, à l’intersection de l’autoroute 30, depuis le 1er janvier 2026.
En ce qui a trait à la route 223, à Saint-Basile-le-Grand, les surveillants routiers devaient encore s’y rendre et colmater les nids-de-poule, le cas échéant. « Même si la route est sous juridiction du MTMD, si la Ville constate une situation particulière sur l’une de ces routes, elle effectue les suivis requis auprès du ministère », spécifie Stéphanie Plamondon, porte-parole de la Ville de Saint-Basile-le-Grand.
Lors de la présence du journal sur les lieux, la semaine dernière, des nids-de-poule parsemaient la chaussée, même si, dans la plupart des cas, ils étaient évitables. Sur les réseaux sociaux, des personnes rapportaient un immense trou sous le viaduc de la route 116, dans la voie de gauche sur l’autoroute 30, direction ouest.
« J’ai vu une douzaine d’automobiles avec des crevaisons », témoigne l’une d’entre elles.
Signalement citoyen
Les équipes des villes effectuent des tournées régulières afin de repérer et de répertorier les secteurs nécessitant une intervention. Ces observations sont complétées par les signalements transmis par les citoyens, ce qui permet d’avoir un portrait plus précis de l’état du réseau routier.
Pour rapporter l’emplacement d’un nid-de-poule et faire une requête, les usagers de la route peuvent s’en remettre au service Québec 511 ou utiliser les plateformes Espace citoyen des villes de Saint-Bruno et de Saint-Basile.
« Compte tenu de l’étendue du territoire, qui compte près de 185 km de routes, cette vigilance conjointe contribue à prioriser les interventions de manière efficace et sécuritaire », explique Manon Lacourse, porte-parole de la Ville de Saint-Bruno.
Le constat est le même à Saint-Basile-le-Grand. « Les informations transmises par la population sont très utiles, puisqu’elles permettent de localiser rapidement les problèmes et d’intervenir plus efficacement », explique Mme Plamondon.
Réclamations pour dommages
Toute personne qui a subi un dommage par la faute présumée du Ministère des Transports peut faire une réclamation. Les détails sont publiés sur le site Web du Ministère dans la section « Plaintes et réclamations pour dommages ». « Cependant, précisons que la Loi sur la voirie prévoit, à l’article 30, que le Ministère n’est pas responsable du préjudice causé par l’état de la chaussée aux pneus ou au système de suspension d’un véhicule automobile », explique la porte-parole du MTMD.
Même réalité à Saint-Bruno et à Saint-Basile. La Loi sur les cités et villes prévoit qu’une Ville n’est généralement pas responsable des dommages causés à un véhicule par l’état de la chaussée, comme un nid-de-poule. « Cela dit, toute réclamation reçue est prise au sérieux : elle est analysée et transmise aux équipes concernées afin d’assurer un suivi, et ce, même si la responsabilité de la Ville n’est pas automatiquement engagée », précise la porte-parole de Saint-Bruno.
Réparations temporaires
Le Ministère des Transports et de la Mobilité durable précise que, dans plusieurs cas, les réparations sont temporaires, car elles sont faites dans des conditions qui ne favorisent pas la durabilité (température froide, présence d’eau, densité de circulation, etc.). Lorsque requis, le ministère réalise par la suite une deuxième intervention, plus durable.
À Saint-Bruno, les réparations permanentes sont réalisées lorsque les conditions météorologiques le permettent, généralement au début du printemps. « En période hivernale, les interventions demeurent exceptionnelles et sont réservées aux situations jugées critiques, en raison des contraintes techniques liées au gel et au dégel », précise Mme Lacourse.
