Sécurité des pentes à glisser : ce qu’en disent les citoyens
L’hiver, les villes proposent des sites de pente à glisser, notamment à Saint-Bruno-de-Montarville et à Saint-Basile-le-Grand. En pleine semaine de relâche, le journal est allé à la rencontre des amateurs de glisse.
Lundi dernier, le 2 mars, un enfant de six ans est décédé dans une glissade sur neige à Chambly. Le petit aurait glissé dans la section de la remontée. En arrivant au bas de la butte, il aurait frappé un des poteaux installés pour délimiter le stationnement.
Au lendemain de la tragédie, la plupart des personnes que nous avons interrogées étaient informées du décès du jeune. Les adultes avaient les yeux rivés sur leurs enfants.
À la pente à glisser du parc Duquesne, à Saint-Bruno, le journal a entre autres croisé une maman accompagnée de ses enfants. Elle en était à sa deuxième visite de la saison. « C’est la première année que je peux les amener glisser. Ils étaient trop petits avant », commente la Montarvilloise.
Questionnée à propos de la sécurité des lieux, la mère répond que « vu comme ça, par rapport aux poteaux, je n’en vois pas sur le site ici ». Selon elle, il est toujours possible de faire mieux pour la sécurité des enfants.
Elle suggère le port de petits casques. « Peut-être que ce serait préférable après ce qui s’est passé à Chambly. »
Un panneau de consignes
Au sommet de la montagne de neige, un panneau est installé avec les règlements de la butte à glisser, l’horaire du surveillant, un rappel que la Ville « se dégage de toute responsabilité quant à l’utilisation des lieux », ainsi que le numéro à composer en cas d’urgence et l’adresse du site. Parmi les règlements, le port du casque est recommandé et les sauts sont interdits.
« Je viens ici depuis que je suis jeune », confie un homme dans la quarantaine vivant à Saint-Hubert. Sa mère demeure sur la rue de parc Duquesne, à quelques pas de le pente à glisser. « À l’époque, il y avait des jumps géants. Ce n’est plus le cas maintenant. Je dirais donc que l’endroit est sécuritaire pour glisser. »
Selon un autre usager rencontré au sommet de la pente, un grand-papa accompagnant son petit-fils, la butte à glisser du parc Duquesne est « assez sécuritaire ». Il précise. « En tout cas, je ne vois pas de poteaux. S’il y en avait, je ne comprendrais pas. »
Selon ce Montarvillois, qui glissait avec ses enfants il y a des années, si les règlements sont respectés, tout devrait bien aller. « Il faut être prudent par rapport à ceux qui remontent et ceux qui glissent. »
Pente à glisser de Saint-Basile
Malgré la hausse des températures, ils étaient encore quelques-uns à s’amuser sur la pente à glisser du parc du Ruisseau, à Saint-Basile-le-Grand. Un panneau avec les règles de sécurité est aussi affiché sur le site.
Située derrière l’aréna Jean-Rougeau, la pente des glissades est dirigée à l’opposé, vers quelques arbres, et plus loin, la rue Principale. Mais avant d’atteindre le boisé, la vitesse des glisseurs s’est considérablement réduite. Aussi, une clôture en plastique est installée afin d’éviter de se rendre jusqu’aux arbres.
« Ça fait des années que nous venons ici. Il n’y a jamais eu de souci, alors je vais dire que la pente ici est sécuritaire », exprime une citoyenne de Saint-Basile-le-Grand qui accompagne ses enfants.
« Mais j’imagine que c’est ce que les parents de ce petit bonhomme, à Chambly, devaient se dire aussi en l’amenant glisser. Que c’était sécuritaire », reprend-elle.
Au sommet de la pente, chaque enfant glisse dans son tube. À partir du bas de la glissade, chacun remonte sur le côté afin d’atteindre le haut de la butte et de recommencer.
À droite de la pente à glisser, nous avons vu la cour clôturée du CPE Plaisir d’enfant. « Je n’ai jamais vu de jeune glisser dans cette direction, la clôture de la garderie, mais depuis l’accident à Chambly, je suis étonnée de voir que personne n’a fait installer des coussins sur la clôture, au cas où », note la maman.
