Sauter dans l’eau glacée pour embrasser la cause
Directement touché par la cause, un policier montarvillois sautera dans l’eau glacée le 23 février prochain afin d’amasser des fonds au profit d’Olympiques spéciaux Québec.
« C’est un beau défi de se lancer dans l’eau glacée en plein milieu du mois de février. Les policiers, on est un peu orgueilleux, alors on se lance ce défi-là », a indiqué aux Versants le capitaine Jonathan Rannou, du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).
« Les policiers, on est un peu orgueilleux, alors on se lance ce défi-là. » -Jonathan Rannou
Plusieurs policiers de Longueuil et d’ailleurs au Québec participeront à ce « défi de l’ours polaire », qui consiste à se jeter dans les eaux glaciales du canal Lachine. Les fonds amassés sont destinés à Olympiques spéciaux Québec, qui a pour mission d’enrichir, par le sport, la vie des personnes présentant une déficience intellectuelle.
Pour le capitaine Rannou, cette cause revêt un caractère particulier, puisque sa sœur aînée vit avec une déficience intellectuelle. « Moi, j’ai vécu toute ma vie avec ma grande sœur qui a une déficience intellectuelle – un pseudo-retard – et ma mère s’est battue toute sa vie pour intégrer ma sœur. Ça donne un sens à mon implication dans ce dossier-là », a-t-il confié.
Encore beaucoup de travail
Même s’il juge que les mentalités ont beaucoup évolué depuis son enfance, le policier assure qu’il « reste beaucoup de place à l’amélioration ». Il déplore certaines attitudes : « On a beau dire qu’on est en 2020, mais le regard de la société, quand on entre dans des endroits publics avec des personnes handicapées, c’est encore difficile. Tu déranges. »
Celui qui a relevé le défi pour la première fois l’an dernier compte cette fois accomplir l’exploit accompagné de jeunes qui vivent avec un handicap intellectuel et qui veulent sauter avec des policiers : « C’est ça aussi, la cause : l’inclusion sociale. »
Par ailleurs, le policier ne s’en cache pas : sauter dans l’eau glaciale n’est pas anodin. « Quand on saute dans l’eau, oui, on a l’impression d’être transpercé par des lames de rasoir. C’est instantané, mais c’est vite oublié, aussi. On sort, et tout le monde t’applaudit. Il y a vraiment une belle ambiance », a résumé le Montarvillois.
L’an dernier, 16 policiers et employés du SPAL avaient relevé le défi avec brio. Cette année, le capitaine Rannou espère convaincre beaucoup plus de ses collègues.
La mairesse de Montréal Valérie Plante doit participer au défi. Le capitaine Jonathan Rannou met d’ailleurs au défi les maires de la région d’imiter leur homologue montréalaise.
Question aux lecteurs : Connaissiez-vous la mission d’Olympiques spéciaux Québec?
