Saisie record d’armes à feu proscrites

Hier, le 13 décembre, le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) a dévoilé une saisie impressionnante d’armes à feu. Beaucoup d’entre elles étaient détenues en toute illégalité.

C’est un véritable arsenal qui a été découvert au domicile d’un résidant de Saint-Hubert. La saisie dévoilée hier par le SPAL montre qu’il existait, chez cet individu, des armes militaires automatiques prohibées. Cette découverte a été possible grâce à une plainte banale, prise au sérieux.

C’est à la suite d’un accrochage en voiture le 5 décembre qu’un automobiliste a décidé de porter plainte devant le comportement menaçant de l’autre individu.

Une agente du SPAL s’est penchée sur la plainte et s’est rapidement renseignée sur l’automobiliste incriminé. « L’enquêteuse au dossier a fait des vérifications approfondies sur l’individu avant de constater que Hugo Bernard, un résidant de Saint-Hubert de 43 ans, avait des antécédents en matière de trafic de stupéfiants et d’armes prohibées dans les années 80 », a expliqué lors d’un point presse Annie Gougeon, capitaine de l’unité des enquêtes du SPAL. Il était également détenteur de 31 armes de poing légalement enregistrées.

Afin de prévenir le risque de toute escalade, le SPAL a perquisitionné chez l’homme en question le 8 décembre. En découvrant le véritable arsenal que cachait l’individu, on a poursuivi la perquisition le 9 décembre.

« En plus des 31 armes enregistrées légalement, nous avons trouvé 11 armes à feu, des étoiles japonaises, des couteaux crans d’arrêt, des silencieux, toutes des armes prohibées. Cependant, aucun indice ne nous laisse à penser qu’il est dangereux », a indiqué Mme Gougeon, laissant entendre que Hugo Bernard était un collectionneur.

Cependant, certaines armes sont prohibées au Canada, et le SPAL s’interroge sur leur provenance.

Ce sont 19 chefs d’accusation qui ont été déposés contre le criminel, dont certaines en lien avec l’accident.

Une autre enquête du SPAL s’est ouverte en collaboration avec l’Équipe nationale de soutien à l’application de la loi sur les armes à feu (ENSALA) de la Gendarmerie royale du Canada, pour savoir, entre autres, la provenance de certaines armes.

Hugo Bernard est détenu et devrait demander une libération conditionnelle avant d’être jugé.

« En plus des 31 armes enregistrées légalement, nous avons trouvé 11 armes à feu, des étoiles japonaises, des couteaux crans d’arrêt, des silencieux, toutes des armes prohibées. » – Annie Gougeon

Détention d’armes

Il est possible au Canada d’obtenir autant d’armes à autorisation restreinte que l’on souhaite à partir du moment où la personne est titulaire d’un permis valide d’armes à feu à autorisation restreinte. Pour posséder ou acquérir une arme à feu à autorisation restreinte ou obtenir des munitions, il est nécessaire d’être titulaire d’un certificat d’enregistrement délivré en vertu de la Loi sur les armes à feu pour toutes les armes à autorisation restreinte possédées. Il faut avoir une autorisation de transport, émise par le contrôleur des armes à feu (CAF) de la province ou territoire pour transporter une arme à feu à autorisation restreinte d’un lieu à un autre. Il faut aussi entreposer, exposer et transporter les armes à feu conformément aux règlements applicables aux armes à feu à autorisation restreinte. Il semblerait que les armes en possession de l’accusé étaient correctement entreposées.