Sainte-Julie : un hôtel de ville à réaménager

La Ville de Sainte-Julie envisage de réaménager son hôtel de ville. Un projet en collaboration avec la Régie intermunicipale de police Richelieu – Saint-Laurent. 

« C’est à l’étude, mais ce n’est pas très avancé. Nous sommes en réflexion », commente le maire de Sainte-Julie, Mario Lemay.

« Mise aux normes et réaménagement de l’hôtel de ville. » C’est sous ce nom que le projet apparaît au Programme triennal d’immobilisations (PTI) 2026-2027-2028 adopté par le conseil municipal en juillet. 

Si le journal l’aborde maintenant, c’est parce que cette « mise aux normes et réaménagement de la mairie » se retrouve parmi la liste des projets en lien avec la catégorie pour les bâtiments en 2026. La mise aux normes de la caserne, la mise à niveau des piscines extérieures et l’électrification de la flotte et nouvelle entrée électrique sont aussi au coeur de cette section du PTI 2026-2027-2028. L’ensemble de ces projets est évalué à 2,3 million de dollars dans le document. 

Un bâtiment partagé

L’hôtel de ville de Sainte-Julie est situé au 1580, chemin du Fer-à-Cheval. Le siège de la Régie intermunicipale de police Richelieu – Saint-Laurent est, quant à lui, au 1578, chemin du Fer-à-Cheval. Les deux adresses sont dans le même édifice, à proximité de la bibliothèque municipale. 

« L’immeuble abrite les employés de la Ville de Sainte-Julie. Puis le bureau-chef de la Régie de police et la section des enquêtes occupent une partie du deuxième étage. Il y a aussi un local pour garder à vue les gens qui passent en cour », explique Mario Lemay.

Contactée par le journal, la Régie intermunicipale de police Richelieu – Saint-Laurent confirme. « Nous occupons effectivement certains espaces au sein du bâtiment municipal de Sainte-Julie, et ce, tant au rez-de-chaussée qu’à l’étage. La Régie de police y opère également son centre de détention », répond la porte-parole, Élaine Magnan.  

Des travaux

Selon le maire Lemay, ce bâtiment est à moderniser et à rénover de fond en comble. Il a été construit en 1970. La Ville en a fait l’acquisition en 1984. « Ça veut dire il y a plus de 40 ans. La désuétude des bureaux de la Régie de police et de ceux de la Ville est criante », mentionne le premier magistrat. 

Mario Lemay ajoute que ce projet de réaménagement de la mairie est en partie une demande de la Régie intermunicipale de police Richelieu – Saint-Laurent, qui commence à être à l’étroit dans ses locaux. « C’est vraiment un projet en collaboration entre la Ville de Sainte-Julie et la Régie de police. Je sais que les 17 maires qui siègent au conseil d’administration de la Régie regardent aussi du côté de Beloeil », fait savoir le maire. 

La Régie intermunicipale de police Richelieu – Saint-Laurent possède aussi des locaux sur la rue Hertel à Beloeil. « En ce qui a trait au projet de réaménagement évoqué par le maire de Sainte-Julie, aucune décision n’a été arrêtée à ce stade par le conseil d’administration de la Régie », assure Élaine Magnan. 

Un projet encore à l’étude

« Pour Sainte-Julie et la MRC, il y a un historique d’avoir le siège de la police ici. Nous voulons le conserver à Sainte-Julie. Pour la police, elle est bien située, avec le croisement des autoroutes 20 et 30 à proximité. Bref, l’objectif est de satisfaire le mieux possible en espace et de moderniser les locaux. C’est en étude et il n’y a encore aucune décision en lien avec ce projet », soutient M. Lemay.

Quand on lui demande si un déménagement fait partie des options envisagées, le maire insiste pour dire que c’est encore trop préliminaire, avant d’indiquer que la Régie de police avait « de grands besoins ». Il a évoqué un possible agrandissement des lieux. 

Stationnement à revoir

Enfin, le stationnement serait à revoir en complémentarité à ce projet, puisqu’il est partagé par les policiers, les employés de la Municipalité et les usagers.

Toutefois, l’édifice de la bibliothèque municipale (1600, chemin du Fer-à-Cheval) ne serait pas concerné. « La bibliothèque ne bouge pas. C’est un immeuble apprécié du public et bien situé », de conclure Mario Lemay.