Sainte-Julie : Mario Lemay en politique depuis 30 ans

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a souligné les 30 années d’implication en politique municipale du maire de Sainte-Julie, Mario Lemay. La reconnaissance s’est déroulée lors du mérite Ovation municipale de l’UMQ, le 15 mai, en clôture des Assises 2026.

Journal de Sainte-Julie : Cet honneur de l’UMQ représente quoi pour Mario Lemay?

Mario Lemay : « J’ai été très touché de recevoir cet hommage-là. On n’y pense pas tous les jours que l’on a parcouru autant de chemin dans la vie municipale julievilloise. En même temps, ça reflète toute la confiance que les citoyens m’ont accordée au cours de toutes ces années. Ça fait chaud au coeur. Pour moi, c’est comme une reconnaissance des Julievillois, mais aussi du monde municipal. Je ne suis maire que depuis 2021, mais j’ai été conseiller municipal pendant 25 ans. J’ai accompagné d’excellents maires : M. Major, Mme Roy aussi. Tout ça ne se fait pas tout seul. J’ai été entouré de gens de qualité, soit au conseil municipal toutes ces années, mais aussi du côté de l’administration de la Ville. C’est un travail d’équipe! »

À vos débuts en politique municipale, pensiez-vous faire une carrière de 30 ans?

« Non, vraiment pas! Je me suis lancé en 1996. Mon cheval de bataille – j’en avais deux -, c’était le transport en commun et les finances de la Ville. Je n’ai jamais eu de plan de carrière municipale parce que j’avais un emploi que j’aimais beaucoup. J’ai travaillé dans le domaine financier presque toute ma vie. À l’époque, je connaissais les membres du conseil et M. Major. Je m’étais intéressé aux séances du conseil, d’abord pour connaître Sainte-Julie. De fil en aiguille, je me suis mis à parler avec eux. C’est comme ça que j’ai pris l’intérêt de la vie municipale. En 1996, M. Major m’a appelé pour me demander si ça me tentait, en particulier du côté finances, et puis j’étais assez vocal pour améliorer le transport collectif. C’est ainsi que ma carrière s’est amorcée. Comme je l’ai toujours dit, c’était toujours le fun d’être membre du conseil municipal de Sainte-Julie, de travailler avec l’administration et de livrer les engagements que nous prenions auprès de la population. C’est peut-être LA grande explication qui fait que j’ai continué jusqu’à présent. »

Était-ce dans vos ambitions de devenir maire de Sainte-Julie?

« Non plus. Quand Suzanne [Roy] a décidé de prendre un moment de répit pour se lancer dans une autre arène, ce que nous avons appris plus tard, j’arrivais à ma retraite. Vraiment surpris quand Suzanne a quitté. J’avais toujours anticipé qu’elle serait mairesse jusqu’à 60 ans et même 60 et plus. Je croyais qu’il lui restait au moins un mandat ou deux. Elle nous a joué un tour. Elle a décidé de prendre un moment de répit et, après ça, nous avons su qu’elle se lançait en politique provinciale. Donc, j’arrivais à ma retraite. C’est donc vraiment un adon. » 

De quoi êtes-vous le plus fier de ces 30 années en tant qu’élu municipal?

« C’est dur de faire un choix! Ce dont je suis content de toutes ces années, c’est le résultat du travail acharné de chaque membre du conseil durant cette période-là et aussi des employés de la Ville à faire en sorte que la municipalité d’aujourd’hui est ce qu’elle est. C’est-à-dire un milieu de vie de qualité où il fait bon vivre pour toutes les générations. Aussi, les engagements que j’ai pris en tant que maire, et que mon équipe a pris, continuent dans cette voie-là avec les améliorations, autant au niveau des immeubles publics de la ville qu’au niveau des finances. Cette continuité de toujours chercher à améliorer la qualité de vie des Julievillois. Parce que pour moi, quand tu arrives du travail, il faut que tu sois en mesure d’en profiter, soit avec les plateaux sportifs, les parcs, les activités proposées… Oublier son travail et vivre en famille et entre amis sans se préoccuper du quotidien qui nous a occupé durant la journée. Ç’a toujours été la direction que nous avons prise. »

Quel est votre plus grand défi au cours de ces 30 années en tant qu’élu municipal?

« Je vais en vivre, des défis! Ils s’en viennent… le transport en commun, ça va être un énorme défi, celui-là! »

En 30 ans, la politique municipale, elle a évolué, s’est transformée?

« Oui, elle a changé un peu avec les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux qui permettent à des gens de dire des faussetés, de colporter des choses qui sont fausses. Des fake news! Je pensais que ça existait juste aux États-Unis. Finalement, nous en avons aussi ici, au Québec. Je pense que c’est ce qui a changé le plus. C’est l’aspect négatif, mais on ne peut pas dire que c’est un problème majeur à Sainte-Julie. Il y a quand même du positif des réseaux sociaux pour les villes. Nous pouvons communiquer avec beaucoup de gens en peu de temps, informer rapidement et être en mesure d’offrir à la population différents outils de communication. Ce qui n’existait pas en 1996. Les gens peuvent communiquer plus facilement avec nous aussi. Avec Internet, pas besoin de venir à l’hôtel de ville. »

Mario Lemay dans l’avenir, est-il au provincial?

« Non! Vous pouvez l’écrire en lettres majuscules, en bold, aussi. Je n’ai pas d’intérêt à ces niveaux-là. Parce que l’on s’éloigne trop des gens. Ce n’est pas la faute des députés, c’est la game. Moi, j’aime avoir un contact direct avec la population. J’aime aussi lancer des projets et des activités, et que ça ne prend pas une éternité avant d’en voir le début. Nous sommes plus en contrôle, aussi. Quand même légiférés par Québec. Les villes ne sont pas un gouvernement autonome, plutôt un gouvernement de proximité. J’adore ça! Nous répondons aux gens. Nous pouvons réagir rapidement. Nous avons aussi des employés qui réagissent très vite pour des situations. Au fédéral et au provincial, c’est plus compliqué, et je n’ai pas la patience d’attendre que tout se mette en place à ces niveaux-là. C’est trop compliqué. Aucun intérêt à aller là! »

D’abord conseiller municipal à partir de 1996, Mario Lemay occupe la fonction de maire de la Ville de Sainte-Julie depuis 2021. Aussi, il occupe différents rôles au niveau régional, notamment à titre de président de la Régie intermunicipale d’eau potable, vice-président de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent et représentant de la Rive-Sud au conseil d’administration d’exo.