Sainte-Julie : le 1000e don d’Alain Tanguay
Le Julievillois Alain Tanguay a effectué un 1000e don à Héma- Québec. Le geste a été réalisé au Centre de dons Héma-Québec de Brossard le 26 mars.
« J’aime ça, donner un coup de main, aider les autres. Quand je donne du sang, je sais que j’aide des gens. Je sauve des vies. Je suis très heureux de ça! » confie Alain Tanguay en entrevue.
Pour l’occasion, il était entouré de membres de sa famille et du personnel d’Héma-Québec.
À Brossard en attendant Saint-Bruno
Si c’est au Centre de dons Héma-Québec du DIX30, à Brossard, que M. Tanguay prend rendez-vous pour réaliser ses dons, c’est parce qu’il donne des plaquettes et du plasma. Pour arriver à faire de même, le Centre de dons Héma-Québec de Saint-Bruno-de-Montarville n’a pas les équipements nécessaires. « L’appareil pour prélever les plaquettes ne sera disponible à Saint-Bruno que le 2 novembre 2026. M. Tanguay compte alors changer de centre, bien sûr. Après 52 ans à donner, ce sera un véritable cadeau pour lui de pouvoir le faire tout près de la maison », répond la porte-parole d’Héma-Québec, Josée Larivée.
Alain Tanguay est un donneur. Il a commencé dès l’âge de 18 ans avec un premier don de sang. Aujourd’hui, 52 ans plus tard, il offre son sang, ses plaquettes et du plasma. « Héma-Québec est très fière de compter Alain Tanguay parmi ses plus grands donneurs. Depuis ses débuts, cet homme altruiste a donné sang, plaquettes et plasma avec une grande générosité. L’atteinte d’un tel jalon est impressionnante, mais ceci dit, chaque don est unique en soi et chaque don compte », rappelle Josée Larivée.
En entrevue, Alain Tanguay reprend. « Le chiffre, 1000, n’est pas un objectif que je m’étais fixé. Mais, avec les années, au fur et à mesure que je m’en approchais, comme un joueur de hockey, ça me tentait d’atteindre cette étape. Ça me tenait à coeur. C’est gros pour moi. »
Groupe sélect
Le petit attaquant du Canadien de Montréal, Cole Caufield, a atteint le plateau des 50 buts cette saison. Une marque qui ne s’était pas vue dans le giron du Tricolore depuis 1990. Le capitaine de la formation, Nick Suzuki, a quant à lui franchi le cap des 100 points en une campagne, un exploit attendu depuis 1986.
Avec son don (il est maintenant rendu à 1017), Alain Tanguay est devenu le 40e Québécois à entrer dans le groupe sélect des donneurs de 1000 dons et plus pour Héma-Québec. « C’est une étape, 1000, une fierté. Je n’ai jamais fait ça pour les honneurs ou des trophées. Mais je suis content et fier », ajoute le retraité de Postes Canada.
Une motivation qui remonte à l’enfance
Oui, Alain Tanguay aime aider les autres, mais ce n’est pas l’unique raison pour laquelle il franchit les portes du Centre de dons Héma-Québec toutes les deux semaines. Sa motivation remonte à son enfance. À 7 ans, il a vu son frère de 17 ans mourir d’une leucémie.
« Mon frère est décédé il y a 63 ans hier [le 14 mars]. Il était 18 h. J’étais assis à côté de lui quand il est parti. J’avais 7 ans. Je ne comprenais rien, je n’étais qu’un p’tit gars. J’ai vu les conséquences de son décès. Ma mère a très mal pris ça. Je me demandais ce que j’aurais pu faire. Je me suis dit » Si je ne peux pas sauver des vies, je pourrais donner du sang ». Dès que j’ai eu 18 ans, c’est ce que j’ai fait! » raconte Alain Tanguay.
Inspiration
Aujourd’hui, il souhaite inspirer les gens à faire de même, parce que le don de sang permet de sauver des vies. Il croit que le meilleur moyen de conserver la banque de produits sanguins en santé est d’en parler. « Si je peux avoir convaincu trois de vos lecteurs à donner du sang, ce sera mission accomplie! »
« En donnant, on aide plus d’un individu à mieux vivre. On soulage aussi toute sa famille et ses proches. C’est immense, l’impact d’un don. Je recommande à chaque adulte en santé d’essayer, au moins une fois, parce que donner, ça fait du bien », insiste Mme Larivée.
Autosuffisance
Depuis quelques années, Héma-Québec s’est fixé l’objectif d’augmenter son autosuffisance en plasma afin de répondre à la grande demande des hôpitaux de la province. Héma-Québec est autosuffisant en matière de sang. C’est-à-dire que 100 % des dons de sang sont québécois. « Mais pour le plasma, nous sommes autosuffisants à 30 %. Ça signifie que 70 % de nos besoins nous obligent à acheter sur les marchés internationaux, surtout aux États-Unis », affirme Josée Larivée.
Alain Tanguay estime que c’est « déplorable » de devoir faire venir du plasma d’ailleurs. Il rappelle que 3 % de la population donne du sang, alors que toutes les 80 secondes, quelqu’un a besoin de sang. « Réveillons-nous, c’est une question de santé! »
« Les receveurs de médicaments issus du plasma sont nombreux au Québec. Il y a beaucoup de place pour de nouveaux donneurs, à peine 3 % de la population donne des produits sanguins », confirme au journal Josée Larivée.
