Sainte-Julie: collecte des matières résiduelles aux trois semaines

À Sainte-Julie, tout comme dans les cinq autres municipalités de la MRC de Marguerite-D’Youville, les bacs dédiés aux matières résiduelles seront collectés toutes les trois semaines à compter du mois de janvier 2026.

« Ça va demander un changement dans nos habitudes, mais on fait des gains en environnement et on évite aux citoyens une hausse des coûts », explique Mario Lemay, maire de Sainte-Julie.

À compter de janvier 2026, la MRC mettra en place une série de changements destinés à optimiser la gestion des matières résiduelles sur l’ensemble de son territoire. Ces ajustements, regroupés sous le thème « Pas de problème! », visent à améliorer le tri, à réduire l’enfouissement et à minimiser les coûts liés aux opérations, tout en ayant un effet positif sur l’environnement.

« Le coût des vidanges, avec le renouvellement du contrat, aurait pu augmenter de 40 à 50 % », explique M. Lemay, qui ne souhaitait pas refiler cette facture aux citoyens. Les contrats précédents pour la collecte des résidus ultimes, pour les volumineux, ainsi que pour les résidus verts, arrivaient à échéance. 

Comme la plupart des organisations municipales au Québec, la MRC doit composer avec la hausse constante des coûts liés à l’enfouissement. En adaptant ses pratiques, elle souhaite optimiser les ressources tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES) et en favorisant un meilleur tri des matières chez les citoyens.

« Les changements à venir sont essentiels pour préserver la qualité et l’efficacité du service tout en respectant notre environnement et notre capacité financière. Nous sommes convaincus qu’avec un peu d’adaptation, tout le monde s’y retrouvera facilement », souligne Sylvain Berthiaume, directeur général de la MRC de Marguerite-D’Youville.

Ce qui changera en 2026

Ce changement dans la pratique des collectes a permis à la Ville de Sainte-Julie des gains sur d’autres types de collectes. « Du printemps à l’automne, les collectes de branches passeront de douze à quatorze fois », explique Mario Lemay. Les branches seront ramassées à même les collectes des résidus verts.

La collecte des résidus ultimes passera dorénavant toutes les trois semaines, à l’année.

Le calendrier des collectes ne sera désormais accessible que par la plateforme Tri-Facile, publiée sur le site Internet de la MRC, et par l’entremise des boutiques d’applications pour les appareils intelligents Apple et Android.

Les citoyens devront s’inscrire par le biais de Tri-Facile pour profiter des collectes de volumineux et des sapins de Noël naturels.

Les surplus à côté du bac bleu ne seront plus acceptés en raison des nouvelles normes d’Éco Entreprises Québec. Les citoyens pourront toutefois demander un second bac bleu gratuitement.

La MRC souhaite avant tout rassurer la population. « Ces changements demanderont seulement de petits ajustements d’habitudes, mais ils feront une grande différence collectivement », précise un communiqué de la MRC. Des séances locales de formation seront organisées en décembre à travers le territoire. À Sainte-Julie, les citoyens sont invités le jeudi 11 décembre, de 19 h à 20 h, à la salle multifonctionnelle de la bibliothèque. La décision a été entérinée avec les élus et les gestionnaires municipaux dès 2023.

Les effets à prévoir

La collecte du bac noir toutes les trois semaines encourage un meilleur tri des matières. D’ailleurs, la collecte à la même fréquence, en hiver depuis 2019, l’a clairement démontré.

Moins de journées de collecte pour le bac noir signifie moins de trajets pour les camions, donc, moins de carburant consommé et moins d’émissions de gaz à effet de serre. Le compostage des résidus verts et le traitement par biométhanisation des résidus alimentaires permettent de transformer ces matières en ressources utiles (fertilisant et biogaz).

La fin des surplus à côté du bac bleu et l’interdiction du gazon dans le bac brun assurent que seules les matières correctement triées seront traitées, ce qui réduit les pertes, les contaminations et les bris d’équipement. Dans l’ensemble, ces mesures contribuent à réduire l’empreinte écologique de la MRC tout en promouvant des pratiques durables et responsables chez les citoyens.