Saint-Bruno: une opération de nettoyage du lac Goyer

Des résidents du complexe immobilier Saint-Bruno-sur-le-Lac ont participé au nettoyage du lac Goyer les 9 et 10 août derniers.

Le fond du lac est rempli d’objets de toutes sortes et une petite équipe de plongeurs certifiés tente de le nettoyer depuis deux ans. Cette année, les copropriétaires du complexe immobilier Saint-Bruno-sur-le-Lac ont pu participer pour aider les bénévoles dans cette collecte annuelle.

Pneus, tables et blocs de béton

« Ils veulent déjà revenir l’an prochain », lance Mercedes Lavoie, présidente du complexe et résidente du secteur. L’an dernier, ils ont extirpé du fond de l’eau une tonne d’objets de toutes sortes. Des vélos, des pneus, des panneaux de signalisation, des ordinateurs, des poussettes, des tables, des chaises. Encore une fois cette année, les trouvailles ont été inusitées. « On a repéré une moto. Ils ont trouvé 25 blocs de construction en béton qui ont été jetés au fond du lac », explique Mme Lavoie.

Les plongeurs, formés par le programme international Padi, l’Association professionnelle des instructeurs de plongée, interviennent bénévolement un peu partout pour contribuer à la préservation des lacs et des océans. La plongée « Dive Against Debris », des 9 et 10 août, a été réalisée par l’école de plongée LM de Longueuil.

Les citoyens bénévoles, eux, contribuaient à l’opération à l’aide de petites embarcations, telles que des chaloupes ou des pédalos, pour récupérer les objets des plongeurs et les transporter jusqu’à la berge. Une fois sortis du lac, les articles doivent être répertoriés et pesés afin de tirer un bilan de chaque plongée. 

Une fois cette deuxième étape complétée, les citoyens pouvaient s’en départir adéquatement en les déposant dans des conteneurs. 

« C’est un travail très physique, les objets sont lourds et il faisait très chaud », précise Mercedes Lavoie. Les sauveteurs n’avaient pas la tâche facile. Remonter de tels objets à la surface est également un travail exigeant, d’autant plus qu’ils n’ont que quelques dizaines de minutes pour déloger l’article et le remonter sans manquer d’air. 

D’autres espèces indésirables

Selon Mme Lavoie, les passants peuvent facilement se débarrasser d’objets divers dans le lac. « On a déjà mis des clôtures, mais on les retrouve, elles aussi, au fond de l’eau », déclare-t-elle, espérant que les citoyens comprennent que le lac n’appartient pas à la Ville de Saint-Bruno, qu’il s’agit plutôt d’un domaine privé et que, de toute façon, aucun lac ne devrait servir de dépotoir.

En plus d’objets indésirables, le lac connaît des enjeux sur le plan des espèces envahissantes, telles que la moule zébrée ou la myriophylle à épis. D’ailleurs, certains objets sortis de l’eau sont envahis par les moules zébrées. « Les gens qui viennent se baigner dans le lac Goyer, sans le savoir, détachent des fragments de la myriophylle à épis et elle s’implante encore plus », précise Mme Lavoie.