Saint-Bruno : un Montarvillois de 17 ans au sommet du Kilimandjaro
Philippe Marion, un Montarvillois de 17 ans, a gravi le sommet du Kilimandjaro, en Tanzanie. De retour au pays, il a rencontré le journal pour raconter son aventure.
« Je fais ça pour les paysages, les belles vues, les chutes d’eau… J’apprécie la vue. J’aime vraiment la nature », confie Philippe Marion en entrevue.
Nous l’avons rencontré, en compagnie de sa maman, alors qu’il venait tout juste de revenir de son ascension du Kilimandjaro.
Un rêve
Le sommet de la plus haute montagne du continent africain atteint une altitude de 5895 mètres. « C’était un de mes rêves de faire le Kilimandjaro. C’est l’une des plus grosses montagnes pour faire de la randonnée », explique Philippe Marion.
Le jeune homme de 17 ans s’adonne à la randonnée depuis quelque temps. Lui et son frère de 19 ans pratiquent ensemble cette activité, notamment du côté de Charlevoix. « C’est un bel endroit pour de la randonnée. J’aime vraiment ça! », exprime-t-il.
Une demande du Kenya
L’automne dernier, sa marraine, qui demeure au Kenya, le contacte et lui demande s’il veut venir gravir le Kilimandjaro avec elle. Le cousin de Philippe, qui habite quant à lui aux Pays-Bas, et l’amie d’enfance de la marraine allaient compléter le groupe. « L’amie de ma marraine a fait aussi beaucoup de randonnées. Elle a fait le mont Blanc et d’autres montagnes. Elle a beaucoup d’expérience. Nous avons réalisé une longue randonnée de six jours », relate Philippe Marion.
Avant de partir pour le Kilimandjaro, le Montarvillois s’est préparé. Notamment avec quelques courses, dont un demi-marathon et un parcours de 15 km. Selon lui, les randonnées à Charlevoix ne sont pas à négliger non plus dans sa préparation. « Charlevoix m’a montré à quel point c’est difficile de monter une montagne. Le niveau de dénivelé de certains sites à Charlevoix sont plus à pic que le Kilimandjaro, sauf pour une partie de la montagne parce qu’il y a un mur à franchir. »
Admiration
Quand on lui demande ce qu’il retient de son aventure, le Montarvillois répond que tout est possible, à condition de croire en nous. Rendu au sommet, au lever du soleil, il était heureux de constater qu’il avait réussi son défi et que l’aventure s’était somme toute bien déroulée pour lui. Certains de ses compagnons de route ont eu des symptômes en haut, notamment des maux de tête. « C’est la raison pourquoi on ne reste pas si longtemps en haut. »
Sa maman, Isabelle Grégoire, insiste pour dire que son fils est revenu avec une grande admiration pour l’équipe de guides qui l’entourait et qui lui a permis de se rendre à sa destination. « Pour lui, c’est un exploit de le faire une fois, mais pour eux, ces gens-là, c’est leur travail de monter cette montagne chaque semaine », précise Mme Grégoire.
Parmi tout ce qu’il a observé pendant son trajet, il retient aussi l’arc-en-ciel aperçu dans la montagne. « Je vais m’en souvenir à vie! C’était vraiment une belle vue. Les couchers de soleil étaient aussi magnifiques », ajoute celui qui veut devenir pompier.
Fierté
Avec son rêve de gravir le sommet du Kilimandjaro maintenant réalisé, Philippe Marion vise d’autres buts. Il souhaite parcourir les Dolomites, en Italie, effectuer la traversée de Madère, au Portugal, et visiter l’Islande pour les belles randonnées que le pays propose. « Ce n’est pas seulement les montagnes. Avec le sommet du Kilimandjaro, j’ai atteint un point élevé. Mes attentes en ce sens ont été comblées », reconnaît-il.
« Je suis contente de ce qu’il fait. C’est très sain, comme passe-temps. Ça lui permet de rehausser sa confiance », raconte fièrement la maman de trois garçons.

