Saint-Bruno : un laboratoire serveur vu de l’intérieur 

Le nouveau laboratoire serveur de la Montérégie est maintenant en fonction. Il est situé à Saint-Bruno- de-Montarville.

« C’était important de s’installer à Saint-Bruno-de-Montarville, ou une ville limitrophe aurait été adéquate. Nous avions des principes directeurs pour nous installer. Être central pour la Montérégie et avoir accès à plusieurs axes routiers pour pouvoir nous rendre pour le chemin des échantillons », répond au journal la directrice régionale des laboratoires, Geneviève Plante.

Le laboratoire serveur, ici à Saint-Bruno, dessert l’ensemble de la population de la Montérégie, soit environ 1,5 million de personnes.

En activité de façon graduelle depuis le mois d’octobre jusqu’à décembre, le laboratoire serveur est maintenant effectif à 100 %. C’est à cet endroit que s’effectuent toutes les analyses pour la clientèle de première ligne (cliniques médicales, centres de prélèvement, points de service hors hospitaliers, CLSC, CHSLD,…) de l’ensemble de la Montérégie. Elles sont acheminées à Saint-Bruno pour les analyses à court délai. « Tous les tests de spécialité qui ne sont pas des analyses urgentes pour l’ensemble de la Montérégie sont regroupés et réalisés ici », annonce Geneviève Plante.

Les laboratoires associés (ils sont huit actuellement) des différents hôpitaux ont la responsabilité de réaliser les analyses urgentes, non spécialisées et à court délai de conservation pour la clientèle hospitalière et la clientèle urgente.

Des centaines d’emplois créés

L’implantation du laboratoire serveur sur le territoire de Saint-Bruno permet à 300 personnes de travailler. En 2027, quand le service de pathologie arrivera, ils seront près de 400 employés. « Nous avons des techniciens de laboratoire, ou technologistes, des cytologistes, des professionnels THD qui travaillent différents secteurs d’activité, des secrétaires médicales, des agents administratifs qui nous accompagnent également. Puis sur le plan médical, pour soutenir les différents départements, nous avons les microbiologistes, les biochimistes et les hématologistes », précise Mme Plante. 

En 2027, des pathologistes et des technologistes médicaux dédiés au secteur de la pathologie se joindront à l’équipe.

Le laboratoire serveur propose aussi un service 24/7. « Nous faisons des analyses diagnostiques sur des prélèvements. Ici, c’est l’entrée exclusive et prioritaire des échantillons qui viennent de tous les territoires de la Montérégie. Ils sont transportés directement ici », nous indique Geneviève Plante lors d’une visite de presse organisée mercredi dernier. Derrière elle, des livreurs, avec en main des glacières contenant des échantillons, franchissaient les portes de l’entrée des livraisons.

Le laboratoire en quelques chiffres

Volumétrie annuelle de la grappe Montérégie : plus de 26 millions d’analyses réalisées, une volumétrie qui atteindra 31 millions d’analyses d’ici deux ans. L’ensemble des laboratoires de la région réalisent plus de 414 analyses distinctes. Le laboratoire serveur réalise annuellement près de 20 millions d’analyses. Capacité d’analyses en biochimie et en hématologie du laboratoire serveur : jusqu’à 33 000 analyses par jour (2800 échantillons à l’heure).

Le laboratoire serveur est responsable de réaliser plus de 400 différentes analyses. Notamment pour les secteurs de la biochimie et de l’hématologie, les analyses non urgentes et les analyses spécialisées en provenance des centres hospitaliers, ainsi que toutes les analyses prélevées par les centres de prélèvements en CLSC ou autres sites de prélèvements. Aussi pour le secteur de la microbiologie, les analyses en bactériologie, en sérologie et les spécialités en provenance des centres hospitaliers, ainsi que toutes les analyses prélevées par les centres de prélèvements en CLSC ou autres sites de prélèvements. Enfin, pour le secteur de la cytologie, les analyses de la gynécologie ainsi que de la cytologie non gynécologique.

Une première

Ce n’est pas le premier laboratoire serveur au Québec, mais celui de la Montérégie devient le premier construit à l’extérieur d’un établissement hospitalier. Le laboratoire serveur s’inscrit dans le projet majeur de modernisation des laboratoires de biologie médicale, Optilab, conçu pour répondre à la forte croissance des demandes d’analyses et à la pénurie de main‐d’œuvre spécialisée. Le modèle accroît la capacité du réseau, réduit les délais de réponse et harmonise les pratiques cliniques, tout en maintenant intégralement les services urgents et les services de proximité pour les patients.