Saint-Bruno souhaite une gestion à l'image des MRC

Agglomération de Longueuil
Saint-Bruno demande au ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, d’intervenir pour que la gestion de l’agglomération de Longueuil devienne indépendante de la Ville du même nom. 
Les élus ont, lors de la dernière assemblée du conseil municipal, voté en faveur de cette demande, qui a par la suite été acheminée au ministre Martin Coiteux. « Nous voulons que l’agglomération soit administrée de manière efficace et efficiente, et ce, en toute transparence, que son mode de financement soit équitable, que les ressources attribuées à la gestion de l’agglomération soient clairement identifiées et que le processus de décision tienne compte de la réalité des villes reconstituées et de leur contribution financière », a indiqué le maire de Saint-Bruno, Martin Murray.
Saint-Bruno veut que l’agglomération de Longueuil soit une structure distincte, à l’image des MRC. « C’est le fonctionnement que l’on retrouve un peu partout au Québec et avec lequel les villes sont confortables », explique le maire Murray. Ainsi, le calcul des quotes-parts des villes de l’agglomération est basé, sauf cas d’espèces, à 50 % sur la population et à 50 % sur la richesse foncière de chacune des villes liées.

« C’est le fonctionnement que l’on retrouve un peu partout au Québec et avec lequel les villes sont confortables. » – Martin Murray

Les élus montarvillois souhaitent que le conseil d’agglomération soit composé uniquement des maires des villes liées, à savoir Boucherville, Brossard, Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Lambert. « Nous voulons que les décisions se prennent à double majorité des voix, soit 50 % des maires, le poids de ces derniers devant représenter au moins 50 % de la richesse foncière totale de l’agglomération », a poursuivi le maire.
Seul le conseiller municipal André Besner a voté contre l’acheminement d’une telle demande au ministre des Affaires municipales. Il se dit inconfortable avec cette façon de faire : « Oui, il y a des améliorations à apporter au bénéfice de Saint-Bruno. Toutefois, vous apportez des solutions avec lesquelles il faudrait travailler différemment. »
Il a rappelé qu’en février 2015, la Ville a entrepris des démarches pour se battre en cour contre la Ville de Longueuil. « Cela entraîne des honoraires professionnels de plusieurs centaines de milliers de dollars. Il y a moyen de régler le dossier sur un plan politique sans dépenser des fonds publics. »
Le maire Murray a déclaré que le montant des dépenses d’honoraires professionnels annoncé par le conseiller Besner était erroné : « Je dois même dire que je pense qu’on va s’en tirer à bon compte. Le dossier évolue dans la bonne direction. » Il a également rappelé au conseiller de l’opposition que c’est la Ville de Longueuil qui a décidé de mettre le dossier devant la Cour supérieure. ❡
Pas d’appui de la Commission municipale du Québec ❡
Saint-Bruno n’en est pas à ses premières tentatives contre la gestion de l’agglomération de Longueuil, qu’elle considère comme inadéquate. Rappelons qu’en février, la Commission municipale du Québec a rejeté catégoriquement hier l’argument des villes liées voulant que les frais d’administration des cinq villes dans l’agglomération soient inéquitables. ❡
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Les maires de Saint-Bruno-de-Montarville, Martin Murray, Brossard, Paul Leduc, et Saint-Lambert, Alain Dépatie, reprochaient à Longueuil de leur imposer une facture gonflée de 40 millions pour leur participation à l’agglomération.