Saint-Bruno : protéger le cadre bâti
Le conseil municipal de Saint-Bruno- de-Montarville a adopté, en séance extraordinaire, le Règlement sur l’occupation et l’entretien des bâtiments URB-BATI2026.
« Ça prend des normes minimales afin d’éviter des cas graves », commente en entrevue le maire de Saint-Bruno, Ludovic Grisé Farand.
« À compter du 1er avril 2026, la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme impose à toutes les villes du Québec l’obligation d’adopter un règlement sur l’entretien et l’occupation des bâtiments », précise la porte-parole de Saint-Bruno, Manon Lacourse.
Trois objectifs
Le règlement cible trois objectifs. Celui de protéger le patrimoine bâti, dont les immeubles inscrits à l’inventaire du patrimoine de la MRC ou situés dans un site patrimonial. Aussi prévenir la détérioration des bâtiments par l’établissement de normes minimales d’entretien. Enfin, assurer la sécurité et la salubrité des milieux de vie.
Le règlement permettra à la Municipalité d’intervenir plus vite lorsqu’un bâtiment présente un risque ou se détériore de façon importante, par exemple pour corriger une toiture qui fuit, stabiliser un mur dangereux ou éliminer des conditions d’insalubrité.
Un cas sur le boulevard Clairevue
Rappelons l’intervention de ce couple de Saint-Bruno, qui déplorait un cas de maison voisine délabrée et laissée à l’abandon par une propriétaire vivant en sol américain. Un dossier qui s’est terminé en justice.
« Ce règlement est un outil moderne, responsable et nécessaire. Il nous permet de protéger notre patrimoine, mais aussi d’assurer des milieux de vie sécuritaires et salubres pour l’ensemble de la population, aujourd’hui et pour les générations futures », mentionne Ludovic Grisé Farand.
Une obligation
Le règlement s’applique à l’ensemble des bâtiments sur le territoire. « Donc, oui, cela s’applique à tous les bâtiments de la ville et vient préciser plus clairement le cadre d’intervention », confirme Mme Lacourse lorsque nous lui demandons si le règlement concerne toutes les maisons du territoire.
Il vient préciser et encadrer des responsabilités déjà reconnues des propriétaires, soit de maintenir leur bâtiment en bon état afin d’éviter qu’il ne se dégrade ou devienne dangereux.
« L’objectif n’est pas de punir, mais de prévenir. Nous voulons clarifier le cadre d’intervention de la Ville afin d’agir plus efficacement », précise le conseiller municipal du district 3 – Du boisé Sabourin et responsable de l’urbanisme, Mathieu Marcil.
Dans sa volonté de soutenir concrètement la préservation du patrimoine immobilier, le conseil municipal a autorisé la Ville à faire une demande de soutien financier au ministère de la Culture et des Communications du Québec en vue de créer un programme de soutien financier aux propriétaires, conjointement avec l’agglomération de Longueuil. Une réponse du ministère est attendue avant de procéder.
Pour l’élu du district 8 – Duquesne-Des femmes et responsable du patrimoine, Jean-Louis Côté, « la protection de notre patrimoine passe aussi par un accompagnement concret des propriétaires. Nous souhaitons leur donner les moyens de préserver et de restaurer des bâtiments qui contribuent à notre identité et à notre histoire ».
