Saint-Bruno pourrait être affectée

Les employés du siège social de Bombardier Transport Amériques de Saint-Bruno-de-Montarville, à proximité de l’autoroute 30, risquent de ressentir les effets des suppressions de poste déjà annoncées par l’entreprise.
Bombardier, qui a annoncé le mois dernier 7 000 licenciements pour 2016 et 2017, dont 1 500 au Québec, affirme cependant ignorer le nombre d’employés qui seront touchés à Saint-Bruno. « Pour le moment, nous attendons l’étude de restructuration qui est en cours », affirme Marc-André Lefebvre, porte-parole de Bombardier. L’entreprise soutient toutefois vouloir abolir les postes administratifs et d’autres emplois qui ne touchent pas directement à la production. « Bombardier va maintenir toutes les ressources nécessaires pour la réalisation des contrats en cours. » Du côté syndical, le président des cols bleus de l’usine Bombardier de La Pocatière, Mario Guignard, a déjà affirmé que les compressions pourraient surtout affecter les employés de Saint-Bruno.

800 travailleurs

Le nombre d’employés au siège social de Saint-Bruno est d’environ 800 actuellement. Les coupes annoncées pourraient encore réduire ces effectifs, qui étaient au nombre de 1 200 il y a quelques années. « C’est très variable », affirme le porte-parole de Bombardier. « Nous avions plus de mille employés et nous avons également eu aussi des années où il y avait environ 500 travailleurs à Saint-Bruno », ajoute Marc-André Lefevbre

« Pour le moment, nous attendons l’étude de restructuration qui est en cours. » – Marc-André Lefebvre

Des ingénieurs

Le groupe de travailleurs de Saint-Bruno est composé en majorité d’ingénieurs qui travaillent à la conception des trains pour passagers. La fabrication s’effectue à l’usine de La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent. Le travail de ces ingénieurs consiste à développer des produits avant leur fabrication en usine et à effectuer les essais d’ingénierie.

Des commandes

Bombardier Transport Amériques de Saint-Bruno produit actuellement le contrat des wagons de métro de Montréal qui devra être complété à la fin de 2018. Trois autres importants contrats, soient ceux de New York, de San Francisco et de Toronto sont également en cours. Pour le président du syndicat de l’usine de La Pocatière, Mario Dignard, une chose est certaine, l’usine de fabrication devrait être épargnée. « Avec tous ces contrats, on a du travail assuré pour un bon bout de temps », affirme-t-il.