Saint-Bruno : plus de postes à pourvoir que prévus à Alstom

Michael Keroullé, président d’Alstom Amériques, a été invité aux Grandes Rencontres de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud, le 9 décembre. Basée à Saint-Bruno-de-Montarville, l’entreprise s’agrandira plus rapidement que prévu.

Les ambitions d’Alstom sur le continent, depuis son siège à Saint-Bruno-de-Montarville, sont clairement affichées depuis le rachat de Bombardier Transport en 2021.

Il y a quelques semaines, l’entreprise française annonçait une campagne de recrutement pour 150 postes à pourvoir. Cependant, quelques jours plus tard, elle évoquait plutôt 200 à 250 postes à combler. « Dans cinq ans, plusieurs centaines de nouveaux emplois seront créés, et Saint-Bruno demeurera un centre décisionnel clé dans la région, ce qui nous permettra de conquérir des marchés au Canada et aux États-Unis », prévoit le président pour son entreprise.

Explosions des projets 

Les contrats se multiplient pour Alstom Amériques. Après le REM à Montréal et le Skytrain de Vancouver, plusieurs projets sont en préparation, tels que les nouvelles voitures de trains de banlieue pour la MTA à New York, le tramway de Québec et les voitures du métro de Toronto. Au cours des deux dernières années, Alstom a signé des contrats avec plusieurs entreprises américaines, qui ont placé leur confiance dans l’expertise ferroviaire de la marque. Après des débuts difficiles dus à des problèmes d’approvisionnement causés par la COVID-19, Alstom est désormais bien lancé.

Il faudra encore patienter pour le TGV reliant Québec à Toronto, le gouvernement fédéral étant encore en train de déterminer le tracé. Quant au projet de tramway sur le boulevard Taschereau, il n’est pour l’instant qu’une idée dans les cartons.

Confiant 

La politique tarifaire aux frontières menée par le président des États-Unis n’inquiète pas Michael Keroullé.
« Nous avons des usines aux États-Unis, pour le marché local, au Canada pour le marché canadien et au Mexique pour le Mexique. Nous sommes donc protégés contre les questions tarifaires actuelles. Être ainsi présents partout nous aide d’une certaine manière, car les gouvernements préfèrent de plus en plus travailler avec des acteurs locaux. Cela nous offre donc des opportunités pour remporter des marchés. »

Le rachat de Bombardier pour plus de 8 milliards de dollars a permis au géant français d’absorber un concurrent et de devenir un acteur incontournable dans ce domaine au Canada et en Amérique. « Nous avions une complémentarité très forte avec Bombardier, à la fois sur les produits et sur la géographie. Ces synergies fonctionnent particulièrement bien pour le Canada et les États-Unis. »

Depuis l’implantation de sa direction des Amériques à Saint-Bruno-de-Montarville, Alstom concentre une grande partie de ses activités sur la Rive-Sud. Michael Keroullé souligne que cet écosystème est essentiel à la croissance de l’entreprise, grâce à la qualité exceptionnelle du bassin de main-d’œuvre et à la proximité de ses 600 fournisseurs situés au Québec.