Saint-Bruno : les cols bleus en action pour une convention collective

Les employés cols bleus de Saint-Bruno-de-Montarville sont en cours de négociations. Leur convention collective est échue depuis décembre dernier. 

Cela fait plus d’un mois que les cols bleus de la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville montrent leur impatience face à une convention collective qui est échue depuis décembre 2024. 

Après avoir affiché plusieurs banderoles un peu partout dans la ville, c’est à la place du Village que les revendications des employés se sont manifestées ce matin.

« Nous laisser sécher? Pas une option. La grève oui », pouvait-on lire sur une banderole au pied de laquelle une sécheuse avait été posée et sur laquelle était inscrit « para bellum » (prépare la guerre).

Des employés des espaces verts faisaient leur travail aux côtés de cette démonstration visuelle.

Machine et pancarte ont été enlevées en fin de matinée.    

Depuis plus d’un an

Les cols bleus de la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville ont voulu prendre de l’avance. En juin 2024, ils ont commencé à avoir des rencontres avec la Ville. Aujourd’hui, il n’y a toujours pas d’entente. 

Même si le maire de Saint-Bruno, Ludovic Grisé Farand indiquait au journal au début du mois de juillet vouloir « une entente qui sera finale bientôt », le syndicat ne voit pas les choses avancées. « Pour l’instant, il n’y a aucun développement. Il y a un négociateur que la Ville a mandaté, mais ce dernier sera en vacances les mois de juillet et août. Cela fait plus d’un an maintenant que nous discutons de nos conditions de travail », d’indiquer au journal le président du Syndicat des cols bleus à Saint-Bruno, Alain Gareau qui ne souhaite pas en dire plus. Il espre que les négociations reprendront au plus vite.

Pression

Cela fait plus d’un mois que les employés de la Ville font connaître leur combat aux citoyens. Des bandoles on été aperçues à la place du Village au début du mois. Le message que l’on pouvait y lire disait : « La poupée qui fait non, c’est une chanson, pas une négociation. » 

Lors de la fin de semaine des 7 et 8 juin, la même banderole a été accrochée au-dessus de l’entrée de la bibliothèque Georges-Brossard. Elle y est restée au moins deux jours. Une autre a été aperçue au petit carrefour giratoire, déposée sur la sculpture Éclosion, du duo d’artistes Cozic. Il y était inscrit : « Cette horreur a été prise en otage. Veuillez négocier. » 

Enfin, plus récemment, l’un des véhicules de la Ville a été aperçu, à proximité de l’école Albert-Schweitzer et sur la rue Beaumont, avec des couleurs inhabituelles sur les roues. 

« La Ville ne commentera pas publiquement le processus en cours. Nous poursuivons des discussions constructives à la table de négociation avec le Syndicat, dans le respect des parties et du cadre prévu à cet effet », avait déjà indiqué au journal la Ville de Saint-Bruno.

Rappelons qu’en 2020, les employés cols bleus de Saint-Bruno avaient manifesté pendant les négociations pour renouveler leur contrat de travail. Ils avaient entre autres défilé sur la rue Montarville à pied ou en camion. Plusieurs s’étaient aussi déguisés. Le directeur général de l’époque, Sylvain Brouillette, avait démissionné de son poste pendant ces pourparlers.