Saint-Bruno : le projet de reconstruction de l’école Albert-Schweitzer revu faute de budget

Le projet de reconstruction de l’école Albert-Schweitzer, à Saint-Bruno-de-Montarville, a été revu en raison du contexte budgétaire gouvernemental. 

« Le budget est très serré. Le gouvernement fait des coupures. Il demande de faire plus avec moins. Là, il a coupé, et ce que nous comprenons, c’est que ce sont potentiellement des débarcadères hors rue qu’il voulait nous faire assumer », explique le maire de Saint-Bruno-de-Montarville, Ludovic Grisé Farand.

Le conseil municipal évoque notamment des effets négatifs pour les citoyens du quartier.

En plus des débarcadères hors rue qui auraient été retirés, le stationnement ne sera pas bonifié. Saint-Bruno déplore une diminution du nombre de cases de stationnement. Selon la municipalité, le budget de réalisation était déjà insuffisant. « Avec les budgets trop faibles qui sont accordés, il y a un risque que le gouvernement coupe dans ce qui pourrait assurer une meilleure qualité de vie pour les résidants et la sécurité des élèves », insiste Ludovic Grisé Farand.

Le CSSP confirme 

Contacté par le journal, le Centre de services scolaire des Patriotes (CSSP) confirme que le projet de reconstruction et d’agrandissement de l’école Albert-Schweitzer a dû être ajusté afin de tenir compte du contexte budgétaire gouvernemental. « Le statu quo prévaut en la matière; les infrastructures seront donc similaires à ce qui existe actuellement. Nous priorisons les espaces dédiés à la réussite éducative des élèves. Ainsi, le projet ne comprendra pas de débarcadère hors rue ni de stationnement bonifié », répond l’équipe des communications du CSSP.

Rappelons qu’en juin 2022, la députée de Montarville, Nathalie Roy, annonçait un investissement de 40 M$ pour le projet, qui prévoyait, entre autres, six nouvelles classes pour l’établissement scolaire de la rue Cadieux.

Au moment d’écrire ces lignes, le CSSP est en discussion afin de finaliser le budget du projet, encore à l’étape conceptuelle. Des décisions ne sont toutefois pas encore confirmées. « Nous savons toutefois que l’engagement initial sera maintenu. Le projet comportera un ajout de trois locaux de classe pour le préscolaire 4 ans et de trois locaux de classe pour le primaire, pour une capacité totale de 24 locaux de classe. Des modifications sont toutefois nécessaires pour respecter le budget qui nous a été octroyé », soutient l’équipe des communications du CSSP.

Parmi ces modifications, notons le débarcadère et le stationnement. « Notre priorité est d’offrir aux élèves des salles de classe propices aux apprentissages. Dans cette optique, l’emphase sera mise sur cette mission », ajoute le CSSP, qui assure qu’il n’est pas question d’ajouter des classes modulaires à l’extérieur.

Sécurité

Quant à l’enjeu de sécurité qu’abordait plus tôt le maire Grisé Farand, le CSSP répond qu’il travaille toujours avec ses partenaires municipaux afin d’assurer la sécurité des enfants aux abords de ses écoles.

Questionnée par le journal, la Ville de Saint-Bruno se dit « préoccupée par l’évolution budgétaire accordée par le ministère de l’Éducation ». La porte-parole de la Municipalité, Manon Lacourse, précise que « Cette évolution mènerait, entre autres, à la réévaluation d’aménagements nécessaires à l’optimisation de la circulation aux heures d’entrée et de sortie, tels que des débarcadères hors rue et un nombre suffisant de cases de stationnement. La Ville fait donc face à un transfert implicite de charges financières afin de préserver la qualité de vie du milieu. »

Échéancier

Il y a près d’une année, en mars dernier, il était question d’amorcer le chantier à l’automne 2026, ce qui ne semble plus être le cas. « La première pelletée de terre n’aura pas lieu cet automne, étant donné que les discussions se poursuivent et que la conception du projet est en cours d’élaboration. Nous pourrons confirmer un échéancier lorsque le projet sera plus avancé », indique le CSSP.