Saint-Bruno : la tradition de la guignolée de la paroisse

La 58e guignolée de la paroisse de Saint-Bruno-de-Montarville se déroulait le 30 novembre. Retour sur le traditionnel rendez-vous de fin d’année. 

« C’est ce que j’apprécie de la guignolée à Saint-Bruno-de-Montarville. Elle se fait encore en porte-à-porte et des bénévoles passent d’une maison à l’autre pour ramasser des dons », confie Denis Vézina.

Depuis près de 60 ans, des guignoleux arpentent les rues de Saint-Bruno afin de cogner aux portes des résidences, de chanter des cantiques de Noël et d’accumuler des dons en argent pour les plus démunis. « C’est une formule unique à Saint-Bruno, qui nous permet de transférer nos chansons de Noël d’une génération à l’autre. C’est tout à l’honneur du comité de conserver cette formule en vie, parce qu’ailleurs, la tradition se perd », estime Denis Vézina. 

Saint-Bruno propose encore le porte-à-porte pour la guignolée alors que Saint-Basile-le-Grand, pour diverses raisons, dont le nombre de bénévoles nécessaires, a abandonné la formule pendant la pandémie sans la reprendre. 

« C’est une formule unique à Saint-Bruno. » – Denis Vézina  

Il est conseiller municipal à Saint-Basile-le-Grand, mais il a habité plusieurs années à Saint-Bruno. Denis Vézina a commencé à passer la guignolée dès l’âge de huit ans. D’abord avec les louveteaux, puis à l’époque où il était intervenant à la Maison des jeunes de Saint-Bruno. Au cours des dernières années, c’est en tant qu’enseignant et avec des étudiants qu’il participe à la guignolée de la paroisse. « Même si je demeure à Saint-Basile, j’ai un attachement pour cette activité. Cette guignolée fait partie de mon ADN », confie-t-il. 

Témoignages           

Après leur porte-à-porte, les guignoleux avaient l’occasion de se réunir au Centre Marcel-Dulude afin de manger un repas spaghetti préparé par d’autres bénévoles. Le journal, qui était sur place, a recueilli quelques commentaires. « Nous passons la guignolée pour redonner aux personnes plus démunies. C’est un beau geste qui rejoint nos valeurs humaines », fait savoir un bénévole entouré des siens.

La jeune Léanne avait hâte d’expliquer les raisons pour lesquelles ses proches et elle ont pris part à l’événement-bénéfice.

« C’est pour aider les familles qui en ont besoin à passer un bon temps des Fêtes », répond l’enfant. 

Le journal a aussi croisé les frères Hurtubise, accompagnés de leurs conjointes et leurs enfants. « Nous avons fait la guignolée pour ramasser des dons pour les familles dans le besoin et pour faire vivre l’expérience à nos enfants. Les valeurs du partage et du temps consacré pour les autres », explique Marie-Ève, l’une des femmes du groupe.   

La nouvelle conseillère municipale du district 2 – Des vergers, à Saint-Bruno, Michelle Lavergne, était sur place après avoir passé la guignolée avec une dizaine d’autres personnes. Elle y participe depuis plusieurs années. « C’est une cause qui me tient à coeur. Ça permet de maintenir le lien avec les citoyens qui nous ouvrent la porte, une occasion aussi de revoir les gens avec qui j’ai parlé pendant ma campagne électorale », commente Mme Lavergne.