Saint-Bruno, la petite « Westmount » de la Rive-Sud
On s’en doutait un peu, mais voilà qu’une récente étude statistique le démontre; la ville de Saint-Bruno-de-Montarville se classe parmi les villes les mieux nanties du Québec, la première de l’agglomération de Longueuil.
L’indice de vitalité économique des territoires réalisé par l’Institut de la statistique du Québec et rendu public le mois dernier démontre que Saint-Bruno se classe 40e sur 1098 municipalités au Québec et 11e à l’échelle régionale. Mieux encore, Saint-Bruno fait l’envie de bien des villes de la Rive-Sud, puisqu’elle se retrouve au premier rang des villes de l’agglomération. Elle arrive bonne première devant Boucherville (56e), Saint-Lambert (103e), Brossard (127e) et Longueuil (257e).
Au premier rang
Avec un revenu moyen de 46 872 $, Saint-Bruno se retrouve dans le très sélect premier quintile des municipalités du Québec. L’étude compte cinq quintiles, le premier quintile représente les localités les plus vitalisées économiquement, alors que dans le cinquième quintile, on retrouve les localités les moins vitalisées. On y apprend également qu’à Saint-Bruno, 82 % des gens de 25 à 64 ans travaillent. Boucherville, Saint-Lambert et Brossard font également partie du premier quintile, alors que Longueuil, avec un revenu moyen de 31 644 $ et un indice de travail de 76,2 %, est sur le deuxième quintile.
Autres municipalités
Étrangement, la ville « du bonheur », Sainte-Julie, se retrouve 72e au Québec et seulement au 26e rang dans la région. Le salaire moyen des Julievillois est de 44 381$ et l’indice de travail à 85,2 %. Saint-Basile-le-Grand fait aussi bonne figure avec un salaire moyen de 44 719$ et un indice de travail à 85,4 %. La ville de Saint-Basile-le-Grand se situe au 60e rang des 1098 municipalités et 22e au niveau régional.
Méthodologie
Le Bulletin d’analyse de l’Indice de la vitalité économique des territoires représente la moyenne géométrique des variables normalisées de trois indicateurs pour l’année 2014, à savoir le taux de travailleurs, le revenu total médian des particuliers et le taux d’accroissement annuel moyen de la population sur cinq ans. Ces indicateurs font état chacun une dimension essentielle de la vitalité, soit respectivement le marché du travail, le niveau de vie et la dynamique démographique. L’indice de vitalité économique va servir au ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire à répartir les montants qui seront ajoutés à l’enveloppe du Fonds de développement des territoires. Il servira également comme outil de synthèse et d’analyse pour tout ministère et organisme à vocation économique qui doit intervenir à l’échelle locale et régionale.


