« Saint-Bruno fait fausse route »

Cloche de récupération de bouteilles de vin
Grégory Pratte, de l’entreprise Verrox, estime que le projet de cloche de récupération des bouteilles de verre à Saint-Bruno est totalement inutile et que cela ne fera qu’entraîner de vaines dépenses supplémentaires. 
Ce représentant commercial de Verrox, une entreprise située à Lachute, a réagi à l’article publié le 22 juillet sur le site Web du journal Les Versants qui indiquait que le maire de Saint-Bruno, Martin Murray, avait annoncé lors de l’assemblée du conseil municipal de juillet qu’une cloche de récupération du verre serait installée à l’automne près de la SAQ. Le maire montarvillois accusait la SAQ de ne pas collaborer dans le dossier de récupération des bouteilles de vin. Les Versants a tenté sans succès d’obtenir plus de détails concernant ce projet.
Grégory Pratte soutient qu’il est faux de dire que la SAQ n’offre aucune collaboration : « Elle a investi dans une chaire de recherche qui a permis de faire avancer le dossier. » Il poursuit en défendant la SAQ qui refuse de consigner les bouteilles de vin. « C’est bien beau de récupérer les bouteilles vides, mais combien cela coûterait pour les retourner auprès des producteurs de vin de partout dans le monde pour qu’ils les remplissent de nouveau? »
Pour M. Pratte, le fait d’installer une cloche de verre afin de récupérer les bouteilles de vin vides n’a rien d’innovateur. Il estime plutôt que cette façon de faire nous retournerait plusieurs années en arrière. « En plus, les villes paient pour les services de collectes sélectives. Offrir un autre service voudrait dire que Saint-Bruno paierait deux fois pour faire récupérer le verre. »

« La récupération du verre n’est plus un problème comme cela l’était il y a 3 – 4 ans. » – Grégory Pratte ❡

Pour lui, il est impensable de détourner le verre du bac de récupération. « Nous avons trouvé des techniques efficaces pour revaloriser le verre. La récupération du verre n’est plus un problème comme cela l’était il y a 3 – 4 ans. Des solutions existent maintenant. Ce n’est donc plus le temps de penser à retirer les bouteilles de vin des bacs de collectes sélectives. »
M. Pratte explique que le verre est notamment transformé en poudre qui peut ensuite être utilisée dans la fabrication de diverses matières : « Entre autres, à Montréal, les nouveaux trottoirs sont confectionnés avec du béton dans lequel de la poudre de verre a été ajoutée. » Le verre devient ainsi une solution durable à la pénurie des ajouts cimentaires. Selon de récentes études, la fabrication de poudre de verre demande peu d’énergie et n’est donc pas nocive pour l’environnement.
Site d’enfouissement 
Concernant les bouteilles de verre qui se retrouveraient dans les sites d’enfouissement faute de ressources pour leur récupération, Grégory Pratte soutient que cette information est biaisée. « Oui, il y a du verre qui est directement acheminé dans les sites d’enfouissement, mais les entreprises s’en servent pour créer des chemins permettant aux camions de mieux se déplacer dans ces sites. Dire que les bouteilles sont enfouies avec les autres déchets, c’est carrément de la désinformation.  »
Grégory Pratte termine en disant espérer que Saint-Bruno-de-Montarville reviendra sur sa décision d’installer une cloche pour récupérer les bouteilles de vin : « Les citoyens ont enfin entrepris de changer leurs habitudes et de récupérer les différentes matières. Ce serait une mauvaise chose de commencer à leur faire sortir le verre des bacs. »