Saint-Bruno et Boucherville cotisent pour la biodiversité

C’est sans grande hésitation que le maire de Saint-Bruno-de-Montarville, Martin Murray, et le maire de Boucherville, Jean Martel, ont été les premiers à adhérer au Fonds des municipalités pour la biodiversité (Fonds MB), un premier du genre.
C’est un engagement chiffré qu’ont amené Martin Murray et Jean Martel contre les changements climatiques et la perte de la biodiversité au parc national du Mont-Saint-Bruno aujourd’hui (le 13 avril).
Les deux maires sont les premiers à répondre à l’appel de la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec) et la Fondation de la faune du Québec à l’origine de la création de ce Fonds.

« Sur un budget de 65 millions de dollars, nous cotiserons à hauteur de 11 000 $. » – Martin Murray

Elles ont uni leurs efforts et mis à profit leur expertise pour développer un outil permettant aux municipalités et aux communautés du Québec de se donner les moyens d’agir concrètement face à la lutte aux changements climatiques et la perte de la biodiversité.
« Le montant demandé n’est pas grand-chose. Sur un budget de 65 millions de dollars, nous cotiserons à hauteur de 11 000 $. On est conscient à Saint-Bruno que l’investissement dans l’environnement est très important dans les prochaines années. La protection de la biodiversité contribue à la qualité de vie. C’est pour cela que nous avons remis sur les rails le programme de conservation des Montérégiennes et que l’environnement est une priorité. Il faut que toutes les municipalités soient sur la même longueur d’onde sur ce sujet. Ce Fonds pourrait faire des petits », indique Martin Murray.
La résolution municipale sera votée en mai, à la prochaine séance du conseil municipal. Une décision qu’a déjà votée Boucherville en avril, devenant ainsi la première ville à adhérer au programme.
« Le Fonds MB nous demande d’investir 1 $ par année et par foyer pour lutter contre les changements climatiques et la perte de la diversité biologique par la conservation et la mise en valeur nos milieux naturels. Ce projet cadre parfaitement avec ce qu’on veut. Pour Boucherville, qui a un budget annuel de 110 millions, cela représente une cotisation de 11 500 $. Il sera même proposé d’élargir cet investissement à toutes les unités de taxation », a précisé Jean Martel.

Le Fonds MB

Le mécanisme du Fonds MB est simple. Chaque municipalité participante, sur une base volontaire, verse un montant équivalent à 1 $ par ménage par année dans un fonds qui lui est réservé. Elle pourra ensuite utiliser les sommes accumulées pour réaliser des projets de protection des milieux naturels à portée locale, régionale ou provinciale, en collaboration avec des partenaires du milieu.
Un des atouts du Fonds MB est qu’il est appelé à fructifier grâce à l’apport de divers partenaires qui voudront y contribuer. « La Fondation de la faune du Québec est fière d’annoncer qu’elle majorera de 25 % les montants cumulés par les municipalités dans le fonds MB, jusqu’à concurrence de 100 000 $ par année, et ce, pour les cinq prochaines années. Cet argent sera redistribué au prorata entre les municipalités participantes. Ce projet s’inscrit dans notre mission de protection et de mise en valeur de la faune et de ses habitats et nous sommes fiers d’y contribuer », de souligner André Martin, président-directeur général de la Fondation de la faune.
Les Fonds MB seront administrés par la Fondation de la faune.

Un « Plan Nous »

« Il y a le Plan Nord, nous on veut offrir le Plan Nous. Chaque investissement de 1 $ pourra rapporter 2 $ pour les projets des municipalités. En 4 ans, nous espérons atteindre premier million de dollars consacré à la protection de notre territoire et le bien de la diversité. Dès que les municipalités auront cotisé, elles pourront mettre en place des projets pour la biodiversité et on souhaite rapidement montrer les effets du Fonds sur le terrain », de conclure Alain Branchaud, directeur général de la SNAP Québec.
Plusieurs autres municipalités souhaite déjà participer.