Saint-Bruno : des policiers à l’école secondaire
Le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) assurera une présence accrue à l’extérieur et dans l’école secondaire du Mont-Bruno.
« Le SPAL mise sur une présence visible, préventive et accessible », mentionne l’agent Ian Stoliarov.
Parmi neuf écoles de l’agglomération, l’école secondaire du Mont-Bruno est l’un des lieux où les policiers assureront une présence plus régulière. Le but est de rétablir un climat sécuritaire dans et autour des écoles.
L’avis du CSSP
Le Centre de services scolaire des Patriotes (CSSP), que le journal a contacté, rappelle qu’il travaille en collaboration avec le SPAL et que ce partenariat se poursuit. Toutefois, le CSSP affirme qu’il n’y a pas de policiers dans l’école secondaire du Mont-Bruno. « Le SPAL n’assure pas de présence régulière dans l’école, mais bien aux abords de l’école, dans les rues avoisinantes, dans le stationnement… aux heures de grand achalandage. »
Selon le CSSP, « la situation est stable à Mont-Bruno ». À l’instar des autres écoles secondaires, « il y a des conflits et des incidents de violence que nous prenons très au sérieux, mais pas de problématique particulière ».
Le CSSP parle d’une présence policière autour de l’école et à l’intérieur de l’établissement quand c’est nécessaire. « C’est une stratégie qui s’ajoute à l’éventail des possibilités que nous avons pour prévenir les événements violents et les gérer au besoin. »
Pourquoi à Saint-Bruno-de-Montarville?
Quand on lui demande sous quels motifs le SPAL intervient dans l’école de Saint-Bruno, l’agent Stoliarov répond que l’objectif principal est « de rassurer les élèves, le personnel et les parents, tout en prévenant l’escalade de comportements violents ». Il assure que l’intervention ne vise pas un groupe particulier. « Elle s’inscrit dans notre priorité organisationnelle jeunesse et dans une approche de prévention. Ceci est dû au fait que le nombre de mineurs impliqués dans une infraction violente est en hausse de 42 % comparativement aux années prépandémiques. »
Le SPAL indique au journal que sa présence s’inscrit dans une démarche globale visant à assurer un climat scolaire sécuritaire dans l’ensemble des écoles de l’agglomération. Ian Stoliarov explique. « Comme dans d’autres établissements, certains événements isolés ou préoccupations exprimées par les milieux scolaires justifient une présence policière accrue afin de soutenir nos écoles. Les jeunes circulent beaucoup entre les quartiers de l’agglomération, ce qui fait en sorte que certains conflits dépassent les frontières d’une école en particulier. Notre présence à Mont-Bruno s’inscrit donc dans une approche préventive cohérente et concertée à l’échelle de tout le territoire », dit-il.
À Saint-Bruno, sur l’heure du dîner, les étudiants sortent du périmètre de l’école et fréquentent les restaurants et les commerces de la ville. Dans le passé, des jeunes rassemblés prenaient d’assaut des commerces pour faire du grabuge à l’intérieur. « Nous sommes conscients que les jeunes à l’heure du dîner peuvent quitter le terrain de l’école », confiait en 2023 le directeur de l’école secondaire du Mont-Bruno, Robert D’Aquila, qui n’a pas répondu à notre demande d’entrevue.
M. D’Aquila se disait alors conscient qu’il y a des cas de vandalisme, des vols et autres méfaits perpétrés à Saint-Bruno depuis la pandémie. Il savait aussi pour les rassemblements délinquants.
Les enjeux
« Les enjeux observés à l’école secondaire du Mont-Bruno sont comparables à ceux rapportés ailleurs sur le territoire », répond Ian Stoliarov. Ce dernier évoque quelques conflits ponctuels, des dynamiques entre groupes d’élèves et, parfois, des situations qui nécessitent un suivi policier. « À Mont-Bruno, rien n’indique un problème plus grave que dans d’autres écoles. Le directeur [M. D’Aquila] nous indique que la situation est stable en ce moment », affirme l’agent du SPAL.
Ainsi, une présence policière est déployée chaque jour sur l’ensemble du territoire de l’agglomération à proximité des écoles secondaires. « Ces assignations sont priorisées par le renseignement, mais aussi faites sur une base de visibilité quotidienne aléatoire afin d’être visibles et accessibles », ajoute M. Stoliarov.
Il n’a pas été possible d’obtenir des chiffres précis concernant les interventions du SPAL à l’école secondaire du Mont-Bruno au cours de la dernière année.
Un fléau de société
Pour le CSSP, la violence chez les jeunes est un fléau de société auquel l’école secondaire du Mont-Bruno n’échappe pas. Cependant, il assure qu’il n’y a pas là de problème particulier. « Toute l’équipe de Mont-Bruno est mobilisée pour lutter contre la violence et l’intimidation et pour assurer la sécurité des élèves et des membres du personnel », émet le CSSP.
