Saint-Bruno : des médaillées de volleyball avec les Lynx d’Édouard-Montpetit

Les Lynx d’Édouard-Montpetit ont obtenu la médaille d’argent lors du Championnat canadien de volleyball féminin, disputé du 11 au 14 mars à Niverville, au Manitoba. Trois athlètes de Saint-Bruno-de-Montarville font partie de l’équipe. 

« C’est tout un accomplissement pour mon équipe et moi! Ça n’aurait pas pu mieux finir mon parcours collégial. C’est quelque chose qui va me suivre toute ma vie, une expérience incroyable! » exprime Emma Vanalderwerelt.

Emma porte le n° 17 dans la formation. À 19 ans, elle étudie en sciences humaines. En septembre prochain, elle ira à l’Université Laval, à Québec, en enseignement au primaire et au sein du club de volleyball du Rouge et Or.

« À mes yeux, cette médaille d’argent, ainsi que la bannière de championnes provinciales, représentent une récompense aux continuels efforts qui ont été mis tout au long de la saison. Travail, acharnement et assiduité ont été en avant-scène tout au long de la saison. Je crois que nos résultats de fin de saison sont le fruit de ces efforts. C’est une médaille qui représente la persévérance, la confiance envers les autres ainsi que des individus investis de A à Z », estime Mélody Lahaie. Âgée de 19 ans, celle qui endosse le n° 13 chez les Lynx étudie en sciences de la santé. 

« Cette médaille d’argent canadienne représente pour moi l’accumulation de tellement d’heures d’entraînement d’équipe qui portent enfin ses fruits. Elle représente ce pourquoi nous nous sommes entraînées et entraidées en équipe cette année et toutes les années auparavant. Nous n’avions aucune attente en allant participer à ce tournoi et, au bout du compte, nous nous sommes rendues bien plus loin que prévu! », reconnaît Sophie Tatasciore. Elle porte le n° 8 et est âgée de 19 ans. Elle étudie en sciences humaines, profil gestion avec mathématiques.

Le parcours

Championnes provinciales du RSEQ, les Lynx ont remporté la finale face aux Élans de Garneau en quatre manches (3-1). Elles ont ensuite poursuivi sur leur lancée au Championnat canadien. En quart de finale, les filles ont effectué une remontée face aux Vikings d’Augustana. Tirant de l’arrière 0-2, les Lynx ont remporté les trois manches suivantes pour gagner 3-2.

Le scénario s’est répété en demi-finale face aux Mariners de VIU, les quadruples championnes canadiennes au cours des sept dernières années. Menées 1-2, les Lynx ont, une fois de plus, su revenir de l’arrière pour finalement s’imposer en cinq manches (3-2) et ainsi décrocher la première finale canadienne de leur histoire.

Marquer l’histoire

Lors de la finale pour la médaille d’or, les Lynx, opposées aux Rustlers de Lakeland, triples championnes en titre et toujours invaincues depuis le début du tournoi, ont offert une solide performance. Mais elles se sont inclinées en quatre manches (3-1).

La formation dirigée par l’entraîneur-chef Louis-Michel Bergeron termine ainsi au deuxième échelon au pays. Ce qui représente le meilleur résultat de leur histoire, après avoir terminé en 4e place en 2013 et en 2022.

Quand on leur demande si elles ont l’impression de faire partie de l’histoire, chacune des trois apporte un commentaire différent. « Oui, définitivement!, répond Sophie Tatasciore. Faire partie de la première équipe à se rendre en finale d’or pour Édouard-Montpetit, c’est quelque chose de très spécial. On ne le réalise peut-être pas tout de suite, mais on a marqué l’histoire du programme. C’est hyper valorisant! »

« Tellement!, lance Mélody Lahaie. Une partie de moi n’arrive pas à croire que la même fille qui regardait les Lynx à l’âge de 11 ans avec des étoiles dans les yeux a la chance de marquer l’histoire avec la même équipe qu’elle admirait tellement. Notre programme a uniquement 20 ans et a encore tellement de place pour agrandir encore son succès. J’ai définitivement l’impression de marquer l’histoire, mais je suis persuadée que des exploits encore plus grands s’approchent. »

Pour sa part, Emma Vanalderwerelt se dit reconnaissante d’avoir fait l’histoire de son programme. L’équipe féminine de volleyball des Lynx n’avait jamais gagné un quart de finale canadien. « En plus, on s’est rendues en finale! » Outre l’exploit des Lynx d’Édouard-Montpetit avec leur parcours jusqu’en finale canadienne, il faut aussi savoir que c’est la première fois en plus de 20 ans qu’un club du Québec atteint la finale.

Pourquoi le volleyball?

« Le volleyball fait partie de ma vie depuis que j’ai 10 ans, raconte la Montarvilloise de six pieds un pouce, Emma Vanalderwerelt. J’ai toujours aimé l’aspect technique.

Rendu à un haut niveau, c’est surtout rendu tactique. C’est le sport dans lequel je sens que je peux faire la différence et qui m’amène beaucoup de confiance en moi. »

Mélody Lahaie a été poussée vers le volleyball par sa maman. Ses deux parents ont joué au football et au basketball jusqu’à l’université. « Dès un très jeune âge, le sport était partie intégrante de mon quotidien. Je me débrouillais et j’aimais tous les sports, mais aucun ne semblait être le bon. Des amies ont commencé le volleyball et puisque j’étais très grande à un jeune âge, ma mère me voyait déjà avoir un potentiel dans ce sport. Donc, je m’y suis inscrite. Je détestais le concept du volleyball au début, mais ce ne fut pas très long que je mangeais et rêvais de volley! »

Pour Sophie Tatasciore, ses débuts au volleyball relèvent plutôt d’une « histoire marrante ». La jeune femme précise. « Tout a commencé lorsque je faisais partie de la même équipe de soccer que Mélody Lahaie, avec qui je joue au volleyball actuellement. Je n’étais pas la meilleure au soccer et lors d’une pratique, la mère de Mélody, Caroline, est allée conseiller à mes parents de m’inscrire au volleyball, considérant que j’étais grande pour mon âge et que le soccer n’était peut-être pas ma meilleure option de carrière sportive. C’est donc ainsi que j’ai commencé à jouer au volleyball. Et me voici, au sein de la deuxieme équipe au pays en 2026 avec Mélody Lahaie! »