Saint-Bruno : des jardins communautaires complets
À nouveau cette année, les 41 lots des jardins communautaires de Saint-Bruno-de-Montarville ont trouvé preneurs. Pour les intéressés qui souhaiteraient se prêter au jeu dans l’avenir, il y a une liste d’attente.
La période d’inscription pour les jardins communautaires de Saint-Bruno-de-Montarville s’amorçait le 12 avril dernier. En l’espace de deux jours, l’activité affichait complet. « Les demandes sont nombreuses!, reconnaît le responsable des jardins communautaires à la Ville, Daniel Laveault. Nous avons dû en refuser. Il y a une liste d’attente, et elle est longue. »
Chaque année, la priorité est accordée aux anciens propriétaires de lots. Ce qui fait en sorte qu’annuellement, il y a de 10 à 15 lots disponibles lors des adhésions.
« La demande est encore très grande. » – Daniel Laveault
Globalement, 45 lots composent les jardins communautaires montarvillois, dont trois réservés au Centre d’action bénévole Les p’tits bonheurs. Un lot commun est aussi consacré aux fines herbes, accessibles à tous. Ce qui permet de conserver 41 lots pour les gens qui s’inscrivent.
Nouveautés
Parmi les nouveautés, une deuxième sortie d’eau a été planifiée cette année. De la poussière de roche doit aussi être tapée dans les allées. Par ailleurs, le journal Les Versants a appris que pour l’été 2022, la Ville envisage de rendre accessibles deux lots pour des personnes à mobilité réduite. « Il s’agirait de lots surélevés », précise Daniel Laveault.
En entrevue, ce dernier tient à mentionner le soutien qu’apportent les jardiniers bénévoles du comité des jardins communautaires de Saint-Bruno. Il s’agit de Danielle Morency, Martin Baudelot, Mireille Paquette ainsi que François Georges. « Ils font du bon boulot et m’aident beaucoup! Ils sont impliqués. Sans eux, je n’y arriverais pas », estime Daniel Laveault.
Puis d’ajouter : « Je vois un bel engouement pour le jardinage communautaire. Ils s’impliquent tous; ils en font tellement qu’à la Ville et aux Travaux publics, on en fait peu en ce qui concerne les jardins communautaires. »
Quand on lui demande qui sont ces citoyens qui s’investissent dans les jardins communautaires, l’employé de la Ville de Saint-Bruno évoque une belle diversité. « Il y a de jeunes familles avec des enfants, des retraités, des personnes un peu plus âgées – je pense entre autres à Mme Dolorès –, autant d’hommes que de femmes, puis des hommes qui accompagnent leurs femmes. »
Témoignage
Le journal s’est aussi tourné vers une famille qui adhère depuis plusieurs années à cette démarche de Saint-Bruno-de-Montarville. Une initiative qui a vu le jour en 2009. « Nous sommes au jardin communautaire depuis ses tout débuts. Nous vivions en appartement et n’avions pas de terrain, alors ça comblait un besoin d’avoir notre petit coin de terre à jardiner, se rappelle Marie-Ève Cardin. Maintenant, nous avons une maison, mais un petit terrain d’un semi-détaché. Avec les enfants, nous manquions de place pour jouer et jardiner à la fois. »
D’après M. Laveault, il y aurait une dizaine de jardiniers sur place depuis le début de l’aventure.
Au début, la famille de Marie-Ève Cardin a appris sur le tas. « Nous ne connaissions absolument rien au maraîchage. »
Ils ont essayé divers légumes, différents aménagements. Toutefois, le succès n’était pas toujours au rendez-vous dans leurs récoltes. La Montarvilloise poursuit : « Mais grâce aux conseils des autres jardiniers, nous nous sommes améliorés; nos plants de tomates géants ont fait des jaloux l’an passé! »
Selon elle, les jardins communautaires représentent une belle initiative de la Municipalité qui permet de gagner en connaissances et en plaisir de partager une activité et une passion communes. « Nous jardinons avec nos deux cocottes et notre plus vieille adore récolter… les vers de terre! Nous passons du temps de qualité ensemble et espérons qu’elles prendront goût à faire pousser de bons légumes dont elles connaissent la provenance et la manière de les cultiver. »
Répondre à la demande?
Enfin, étant donné la liste d’attente qui s’étend, avec Daniel Laveault, il a été question de l’éventualité de bonifier les jardins communautaires ou encore de proposer un deuxième terrain. « La demande est encore très grande. Il y a cette idée d’agrandir, mais nous sommes au maximum. Nous envisageons de regarder attentivement pour un autre terrain », affirme-t-il.
