Saint-Bruno : bien avec sa petite poitrine, une solution développée par une Montarvilloise
À travers sa démarche entrepreneuriale, la Montarvilloise Marie-Christine Tétreault souhaite aider les femmes à petite poitrine à s’accepter, à s’assumer et à se sentir bien dans leur corps.
Comme elle le nomme, la Montarvilloise Marie-Christine Tétreault a une « très petite poitrine ».
Dans les boutiques, au fil du temps, elle a remarqué que les soutiens-gorges n’étaient pas adaptés pour les femmes à petits seins. « On me recommandait de mettre un soutien-gorge avec rembourrage. Moi, je ne veux pas plus de seins, je veux juste être comme je suis. Déjà là, te faire dire ça quand tu magasines, ça ajoute au fait que tu te sens différente et ça peut renforcer un complexe », identifie la femme de 42 ans. Elle rappelle qu’elle n’en a pas besoin, de brassière. « J’en porte juste pour respecter les normes de la société et parce que je me sens mal à l’aise si l’on voit mes mamelons. Je veux aussi respecter mon intimité, ma pudeur », contextualise-t-elle.
Elle s’est donc tournée vers les cache-mamelons. Encore, ce qui existait sur le marché ne lui convenait pas. « Même les cache-mamelons ne sont pas faits pour nous! », s’épuise Mme Tétreault. Elle a donc développé son concept de cache-mamelons (qu’elle baptise «pétales»), trouvé un fournisseur, puis répond à des femmes insatisfaites jusque-là, sous la bannière Fières.
Complexées par leurs seins
La Montarvilloise rapporte que le complexe peut s’installer tôt dans une vie quand on chemine avec une petite poitrine. « J’ai connu tant de femmes ultracomplexées. C’est tellement un symbole de féminité supersexualisé. Dès le jeune âge, on associe que pour être normale, pour être belle, pour être attirante, il faut avoir beaucoup de seins », met-elle en reflet.
Remarques désobligeantes
Les remarques désobligeantes concernant les poitrines de petite taille, elle les a entendues. « Planche à repasser, plywood, œufs au plat, etc. », énumère-t-elle.
Elle s’en sert aujourd’hui en usant d’humour. Parallèlement, sur les réseaux sociaux, elle a créé le groupe « La revanche des planches à repasser ». « Non, il n’est pas question de repassage. Ce groupe est pour vous, mesdames, dont les petits seins furent la proie des commérages. Ici, on ne remplit peut-être pas nos soutiens-gorges, mais on remplit nos cœurs de solidarité, d’humour et de petites rébellions bien placées », est-il possible de lire à ce sujet.
Bien dans son corps
La quadragénaire décrit un constat de « normalisation » de l’augmentation mammaire. « Ça reste que c’est une opération qui vient avec des risques quand même grands », indique-t-elle. Elle se souvient de quand elle effectuait des recherches en utilisant les mots « petite poitrine » sur le Web. « Les premiers résultats ne sont pas liés à l’estime de soi ou pour aider les filles à s’accepter. Ce sont des chirurgiens qui ressortent et comment avoir plus de seins », s’indigne-t-elle.
Elle souhaite aider les filles, les adolescentes et les femmes à s’accepter et à se sentir bien dans leur corps. « J’imagine une génération de femmes qui assument leur poitrine naturelle, avec liberté et confiance. Un monde où le confort, la simplicité et l’authenticité remplacent les standards imposés », envisage-t-elle. Mme Tétreault précise qu’elle ne cherche pas à changer les corps mais bien à trouver des solutions qui les respectent. « C’est plus normal de dire aux femmes qui n’acceptent pas leur corps que « Ce n’est pas grave, on va le changer. Trouve-toi 10 000 $ et ça va être correct ». »
Pour les jeunes filles
Marie-Christine Tétreault mentionne que le produit peut être une solution « simple et douce » pour les jeunes filles en début de puberté. « Pas pour cacher leur corps, mais pour les aider à apprivoiser les changements en cette transition. Sans inconfort. Sans pression. Sans complexe », situe-t-elle.
