Saint-Bruno adopte son Plan de conservation

Milieux humides et autres milieux naturels
 
Le Plan de conservation des milieux humides et autres milieux naturels de la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville a finalement été adopté par les élus lors de la dernière assemblée du conseil municipal.
Ce plan a pour objectif d’identifier les milieux humides d’intérêt pour la conservation et les milieux boisés à protéger pour assurer leur maintien. Il vise la protection de 88 hectares de milieux humides, soit 96 % de la superficie des milieux humides répertoriés, ainsi que de 273 hectares de boisés entourant les milieux humides.

« Le Plan prévoit également la protection des bandes tampons des milieux humides. » – Isabelle Bérubé.

La conseillère municipale Isabelle Bérubé, qui siège au Comité consultatif en environnement de la ville, a rappelé que ce plan a été élaboré en 2013 conjointement avec le Groupe Hémisphère. « Au printemps 2014, une importante consultation publique a été tenue et les responsables ont élaboré la version finale au cours de l’année 2015 en tenant compte des commentaires exprimés par les citoyens ainsi que de l’avis du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MDDELCC). »
Le plan adopté lundi dernier permet aux dirigeants montarvillois d’avoir une vision globale des milieux d’intérêt et des enjeux entourant leur conservation. Il permettra d’identifier et de caractériser les milieux humides de 0,3 hectare et plus, de déterminer les milieux d’intérêt pour la conservation et ceux qui pourront faire l’objet d’une compensation. Il permettra également d’identifier des cours d’eau importants à protéger pour assurer la connectivité hydrique entre les milieux humides ainsi que des milieux terrestres à protéger pour assurer le maintien de l’intégrité écologique des milieux humides conservés. « Le Plan prévoit également la protection des bandes tampons des milieux humides qui est essentielle pour la survie de ces derniers. »
La conseillère Bérubé a indiqué que la mise en œuvre du plan s’échelonnera sur une période de 10 ans. « Il misera sur plusieurs mesures telles que la protection réglementaire, l’acquisition de parcelles ou des mesures d’intendances privées. On parle ici de servitudes de conservation, de réserves naturelles ou de dons écologiques. » La Ville accompagnera et soutiendra les propriétaires dans leurs efforts de conservation par le Fonds vert municipal, des programmes de subvention fédéral et provincial ou des contributions d’organismes privés.
Le Plan de conservation des milieux humides et autres milieux naturels a été adopté malgré l’opposition des deux conseillers de l’Alliance municipale présents à l’assemblée du conseil. Le conseiller André Besner a entre autres soulevé le fait que le document ne tient pas compte des recommandations de la Table de concertation du boisé Sabourin que le parti au pouvoir a dissoute  lors de son élection. « L’étude a prouvé que ce boisé devait être protégé dans son intégralité et la Table de concertation ne visait qu’à en protéger une infime partie », a répliqué le maire Murray.