Saint-Basile : une demande de parc canin

À Saint-Basile-le-Grand, le dossier du parc canin a refait surface le lundi 9 mars, en séance du conseil. 

« Nous avons une pétition à vous remettre », déclare aux élus l’une des membres de ce regroupement de propriétaires de chiens.

Une pétition de 50 signatures a été déposée au Service du greffe. 

Un dossier qui retarde 

À Saint-Basile, le parc canin se retrouve au sein des dossiers récurrents depuis tout près d’une décennie. Le projet était parmi les enjeux lors de la campagne électorale du premier mandat du maire Yves Lessard. C’était en 2017. 

Le choix du site, l’acceptabilité sociale et un refus de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) ont fait en sorte que le projet n’a toujours pas abouti. 

Depuis, les chiens et leurs propriétaires attendent. Certains ont trouvé d’autres options pour dégourdir les pattes de leurs toutous. C’est le cas des citoyens qui se sont présentés au conseil municipal le 9 mars afin de plaider leur cause. « Nous souhaitons attirer votre attention sur l’absence de parc canin dans notre municipalité. Contrairement à la majorité des villes avoisinantes, la nôtre ne dispose d’aucun espace officiel où les chiens peuvent courir librement, socialiser en toute sécurité », mentionne une Grandbasiloise.

Un terrain de balle comme solution

En attendant que cet espace dédié aux chiens devienne une réalité à Saint-Basile, des propriétaires canins fréquentent un terrain de baseball du parc du Ruisseau. L’endroit est clôturé. Or, la Municipalité interdit ce type d’utilisation, et ce, même en hiver ou hors saison de baseball. « Les propriétaires canins qui fréquentent ce parc le font avec un grand respect des lieux. Ils veillent à garder l’endroit propre et sécuritaire », assure la femme qui s’est adressée au conseil municipal. 

Une autre citoyenne a pris la parole. « Ça fait cinq ans que je demeure à Saint-Basile. Ça fait cinq ans que j’entends parler du parc à chiens. Nous aimerions que ça avance, que ça se fasse d’une manière rapide. Il y a des citoyens qui ne sont pas contents de notre présence dans ce parc-là [terrain de baseball]. Ça les dérange, parce que nous ne respectons pas le règlement de garder nos chiens attachés. La police vient aussi nous visiter. Nous n’aimons pas ça », déplore Sylvie Lamy. 

Les demandes

En plus du dépôt de la pétition, ces citoyens ont fait part de leurs demandes auprès des élus. Ils souhaitent que la Ville assouplisse temporairement la règlementation afin d’autoriser l’accès du terrain de baseball aux propriétaires de chiens lorsqu’il n’est pas utilisé pour des activités sportives officielles. Ils demandent d’entreprendre rapidement les démarches nécessaires pour aménager un parc canin. Enfin, ils proposent que le futur parc à chiens soit envisagé dans le secteur du parc du Ruisseau, « un lieu naturel, central et accessible ».

Ils aimeraient que leur pétition, déposée le 9 mars, se retrouve à l’ordre du jour d’une prochaine séance du conseil « avec possibilité d’échanger sur les sites potentiels. Nous espérons une prise en compte rapide de cette demande ».

« C’est une pétition de 50 signatures de personnes qui fréquentent le parc de façon régulière. Nous ne sommes pas allés dans les rues pour demander des signatures à gauche et à droite. Ce sont tous des gens qui vont dans ce parc », ajoute Sylvie Lamy.  

La réponse de Kim Méthot

Pour la mairesse, Kim Méthot, le dossier du parc canin est un « sujet délicat ». En réaction aux discours de ces propriétaires de chiens, elle a répondu qu’il y avait une ouverture, mais qu’il fallait trouver le bon emplacement. Le projet demande une consultation et des estimations de coûts.

« Ce n’est pas quelque chose qui se fait  »rapidement ». Différentes démarches dans le passé n’ont pas abouti, malheureusement. Nous allons tenter de repartir un processus. Repartir dans une optique de consultation citoyenne et de réflexion par rapport à l’emplacement », commente Mme Méthot, qui a demandé à la directrice générale d’ajouter la pétition à une prochaine plénière. 

Parc du Ruisseau

Les citoyens qui ont déposé la pétition ciblent un endroit au parc du Ruisseau, peut-être derrière l’aréna. À l’époque, Yves Lessard avait mentionné que ce parc était saturé. « Je pense qu’il faudra peut-être accepter de perdre quelque chose dans ce parc-là si c’est ce qui est décidé. L’espace y est restreint.

Je vous inviterais à vérifier la réelle utilisation de certains espaces. Nous sommes ici tous les jours, matin et soir. Il y a des endroits qui ne sont pas utilisés », insiste Mme Lamy.