Saint-Basile : un programme pour jouer dans la rue
Après deux ans de projet pilote, le programme « Dans ma rue, on joue » s’implante à Saint-Basile-le-Grand. Le sondage réalisé auprès des résidents des rues participantes révèle un appui majoritaire à l’initiative, tout en soulignant des améliorations souhaitées dont la Ville a tenu compte.
Lancé à l’été 2024, le projet pilote visait à favoriser le jeu libre et l’activité physique dans les quartiers résidentiels en transformant certaines rues en zones de jeu où la vitesse est limitée à 25 km/h. Douze rues avaient participé à cette phase d’essai.
Au terme du projet pilote, les résidents des rues participantes étaient invités à se prononcer sur leur expérience. Au total, 112 citoyens, adultes et enfants, ont répondu au sondage en ligne réalisé entre le 9 mars et le 6 avril.
Une majorité en faveur
Chez les adultes, près de huit répondants sur dix (78 %) souhaitent que le programme soit maintenu à l’échelle de la ville. Si 41 % privilégient sa poursuite avec certains ajustements, 37 % estiment qu’il peut être conservé tel quel. Seule une faible minorité, soit 12 %, souhaite son abandon.
78 % Le pourcentage des répondants en faveur du maintien du programme
L’appui est encore plus marqué chez les jeunes. Près de neuf enfants sur dix (94 %) souhaitent que le programme se poursuive dans leur rue, dont 75 % sans changement. Les trois quarts disent également beaucoup aimer l’initiative et plus de huit sur dix affirment qu’elle les aide à jouer et à s’amuser davantage.
La sécurité priorisée
La sécurité est le thème qui revient le plus souvent dans les commentaires des enfants. Plusieurs disent apprécier que les automobilistes ralentissent davantage à l’approche des zones de jeu, ce qui leur permet de faire du vélo, de jouer au hockey, au basketball ou simplement de s’amuser avec leurs voisins dans un environnement qu’ils jugent plus sécuritaire.
Les adultes reconnaissent eux aussi plusieurs retombées positives. Le jeu libre, les liens entre les enfants, la vie de quartier, la qualité de vie et les saines habitudes de vie figurent parmi les principaux bénéfices identifiés dans le sondage.
Plusieurs témoignages évoquent des rues plus animées, où les jeunes se retrouvent spontanément pour jouer à l’extérieur. Certains parents soulignent que le programme encourage les enfants à délaisser les écrans pour bouger davantage, tandis que d’autres apprécient qu’il favorise les échanges entre voisins.
Des aspects à améliorer
Des répondants ont souligné certains aspects qui peuvent être toutefois améliorés. Plusieurs citoyens ont indiqué que des véhicules stationnés trop près des panneaux nuisent parfois à la circulation et réduisent la visibilité. La problématique de la coexistence de différentes limites de vitesse sur certaines rues est également revenue à plusieurs reprises. Certains répondants souhaitent une signalisation plus uniforme et une meilleure cohérence entre les zones limitées à 25 km/h et les secteurs où la limite demeure plus élevée.
D’autres réclament davantage de présence policière afin de faire respecter les limites de vitesse ainsi qu’un meilleur encadrement des règles de jeu et du stationnement près des zones aménagées.
Des correctifs apportés
La Ville a tenu compte des commentaires recueillis avant de rendre le programme permanent. La signalisation a notamment été déplacée à des endroits jugés plus stratégiques dans les quartiers concernés. Des ajustements au stationnement ont aussi été apportés près de certaines zones de jeu et de certains virages afin d’améliorer la visibilité et de faciliter la circulation.
Quatorze rues désignées
Avec sa mise en œuvre permanente, le programme compte désormais 14 rues, soit deux de plus que lors du projet pilote. Les rues de la Carriole, du Poitou et Fortin s’ajoutent au réseau, qui comprend également Armand-Charbonneau, Barsalou (une portion), Brosseau, d’Artois, d’Île-de-France, des Bouleaux, des Cèdres, des Érables, des Faucons (une portion), des Geais-Bleus et des Mésanges.
Les citoyens qui souhaitent voir leur rue intégrée au programme peuvent déposer une demande auprès de la Ville. Celle-ci évaluera son admissibilité selon différents critères liés notamment à la sécurité et à la configuration des lieux.


