Saint-Basile : Loïc Ginchereau, un hockeyeur destiné au bâton
Cette année, la bourse de la Fondation Aléo et de la Fondation des Canadiens a récompensé Loïc Ginchereau, un Grandbasilois de 16 ans. Le journal a rencontré cet élève en Sport-études, ailier gauche des Dynamiques du collège Charles-Lemoyne, là où sa passion a commencé.
C’est devant l’aréna Jean-Rougeau que nous sommes allés à la rencontre de Loïc Ginchereau. Un endroit symbolique pour le jeune homme qui a donné ses premiers coups de patin sur cette même patinoire. Si ses premières glissades remontent à ses quatre ans, il découvre le hockey deux ans avant. » Mon père est un grand fan de hockey. C’est lui qui m’a introduit à ce sport, explique Loïc. On regardait les matchs des Canadiens ensemble. » Cette passion, déjà présente chez le père, s’est rapidement transmise chez le fils. » Mon père n’a pas pu jouer, alors c’était important pour lui que je joue « , témoigne le jeune athlète.
« Je n’ai pas besoin de quelqu’un qui me pousse. C’est vraiment ma passion, donc, je le fais tout seul. » – Loïc Ginchereau
Un joueur en évolution
Alors qu’il parle de sa passion pour ce sport de glace, Loïc se remémore ses premières performances sur patins. » Quand j’étais plus jeune, j’étais un bon joueur, mais je ne me démarquais pas non plus du lot, confie Loïc. C’est surtout quand je suis entré au secondaire que j’ai pris mon envol. » En 2021, le jeune homme fait son entrée dans l’équipe des M18 des Dynamiques du collège Charles-Lemoyne. » Avant, je n’allais pas à cette école, dévoile Loïc. C’était un peu une décision de dernière minute parce que juste avant d’entrer au secondaire, j’avais entendu dire que le hockey y était bon. » Là-bas, il rencontre Jean-Daniel Saint-Martin, son futur entraîneur. Avant de le former sur la glace, il était son préparateur mental depuis sa première année de secondaire.
» Loïc est un jeune homme très réceptif qui cherche toujours à s’améliorer, commence son entraîneur. Je le connais depuis ses douze-treize ans et il est en constante progression, que ce soit hors ou sur la glace. » Parvenu jusqu’aux Championnats provinciaux du RSEQ (Réseau du sport étudiant du Québec), Loïc affiche des résultats assez rares pour une première année, selon M. Saint-Martin. » Cette saison a été très bonne pour lui, avec 34 points sur 31 matchs joués, avec 13 buts et 21 passes à son compteur « , constate Jean-Daniel Saint-Martin.
Adaptation
Pour Loïc Ginchereau, le hockey est comme une évidence. Si c’est sous l’impulsion de son père qu’il a commencé, il ne se verrait pas faire autre chose aujourd’hui. Une mentalité qui lui apporte des facilités sur la glace. » Dès que j’ai commencé à jouer, j’ai tout de suite cliqué, se livre le jeune sportif. Et puis, je n’ai pas besoin de quelqu’un qui me pousse. C’est vraiment ma passion, donc, je le fais tout seul. » Cette année marquait sa première avec l’équipe des M18. Loïc, élève en quatrième secondaire, s’est alors vu arriver dans une équipe plus âgée. » Parfois, l’adaptation était un peu plus grande, confie le jeune homme, surtout quand tu joues avec des joueurs plus vieux. Je ne m’attendais pas à beaucoup jouer, mais en fin de compte, j’ai eu pas mal de temps de jeu. C’était un bel accomplissement pour moi. » Après une saison à leurs côtés, Loïc ne tarit pas d’éloges à l’endroit de son équipe et de son entraîneur. » Il n’a pas eu de mal à s’adapter, détaille Jean-Daniel Saint-Martin. C’est l’un de nos plus jeunes joueurs, mais il est très bon coéquipier et très apprécié par le reste de l’équipe. «
Boursier surprise
Le 9 juin dernier, en compagnie de 31 autres joueurs et joueuses de hockey, Loïc Ginchereau a reçu la bourse de 2 000 $ des mains de la Fondation Aléo et de la Fondation des Canadiens. Un honneur dont il n’était même pas au courant quelques mois auparavant. » Mon entraîneur a voulu souligner mes efforts. Donc, en lien avec mes parents, il a donné ma candidature sans que je le sache « , plaisante Loïc. C’est donc en avril dernier que le jeune homme a reçu ce cadeau surprise. » J’étais surpris, mais vraiment fier d’apprendre cette nouvelle « , se remémore-t-il. Pour Jean-Daniel Saint-Martin, c’était évident de soumettre la candidature de Loïc au RSEQ. » J’ai énormément discuté avec ses professeurs pour un peu voir son côté scolaire, étant donné que je le vois plus sur la glace qu’en classe, déclare-t-il. Si je connaissais déjà ses performances athlétiques, je voulais aussi m’assurer de ses performances académiques, et puis j’ai estimé que c’était un bon candidat à la bourse. » Cette soirée a été l’occasion de visiter le Centre Bell et les vestiaires de son équipe emblématique, les Canadiens de Montréal.
Quel avenir?
Si le jeune homme a pu poursuivre sa passion au secondaire, il espère continuer après la fin de son parcours scolaire. » Soit, selon les offres ou si je me démarque, j’irai jouer dans le collégial ou sinon dans le junior AAA « , espère Loïc. Le 16 juin dernier, à l’occasion du repêchage de la LHJAAAQ (Ligue de hockey junior AAA du Québec), le jeune homme a été sélectionné en 10e ronde par le Collège Français de Longueuil. En attendant la fin du secondaire, Loïc aura l’occasion de montrer ses talents sportifs en Europe lors d’un voyage organisé par son école, en février et mars 2026. » On va partir en Allemagne, en Tchéquie et en Autriche pour un genre de troisième tournoi, explique le jeune homme. On va visiter tout en jouant contre des équipes locales durant une dizaine de jours. » Si le jeune joueur veut persévérer dans le hockey, il n’en oublie pas les études universitaires pour autant. » J’aimerais faire des études, mes parents aussi, rigole-t-il. C’est sûr que ce serait un rêve d’aller dans une université américaine. » Pour conclure notre rencontre, Loïc nous demande de lui souhaiter une réussite, autant sportive que scolaire, et pourquoi pas un jour, de jouer aux côtés de celui qu’il admire, Alexis Lafrenière.
