Saint-Basile : le parc canin en projet pilote au parc Prudent-Robert
Les propriétaires de chiens de Saint-Basile-le-Grand pourront, dès le 12 juin, se retrouver au parc Prudent- Robert. C’est le lieu qui a été ciblé pour l’aménagement d’un parc canin éphémère.
Le coût total de ce projet pilote s’élève à 19 000 $.
Des coûts qui fluctuent
Dans le passé, le parc canin était noté au Programme triennal d’immobilisations (PTI). D’abord à 65 000 $ en 2018, le projet est passé à 150 000 $ en 2022. Son budget estimé n’a cessé d’évoluer avec les années, grimpant ensuite à 175 000 $ et retombant enfin à 100 000 $ plus récemment.
« La grandeur du terrain au parc Prudent-Robert m’inquiète. C’est très petit. » – Sylvie Lamy
Le projet pilote (éphémère) au parc Prudent-Robert sera accessible tous les jours de 7 h à 21 h ou jusqu’à la tombée du jour, jusqu’au 12 octobre inclusivement. Aucun éclairage n’est prévu sur le site. Son installation temporaire permettra d’offrir aux propriétaires de chiens un lieu sécuritaire et encadré.
Puis, après une consultation auprès des usagers, une analyse et des recommandations, le conseil municipal prendra une décision en janvier prochain.
« Depuis de nombreuses années, des citoyens nous sollicitent afin qu’un parc canin soit aménagé sur le territoire. Ce projet pilote nous permet de répondre à ce besoin de façon prudente et responsable, tout en proposant un aménagement simple et raisonnable, adapté à la capacité de payer de la collectivité », mentionne la mairesse de Saint-Basile-le-Grand, Kim Méthot.
Pourquoi un projet pilote?
La Ville a décidé d’y aller avec un projet pilote d’abord pour trois raisons. Tester, ou « évaluer ce type d’aménagement avant d’investir dans un site permanent », mesurer, ou « observer la fréquentation, la cohabitation et les conditions de succès », et décider, ou « fournir au conseil municipal des données réelles pour orienter la décision ».
L’annonce du projet pilote a été faite en séance du conseil, le 1er juin. Quelques-uns des citoyens qui attendent ce parc canin depuis longtemps étaient dans la salle à ce moment. Ils s’étaient présentés aux quatre dernières réunions du conseil municipal afin de demander un parc canin auprès des élus.
« J’ai quelques questions, et une grosse déception », commente la porte-parole du groupe de requérants pour un parc canin, Sylvie Lamy.
Elle a rappelé qu’au départ, le projet demandé devait se situer au parc du Ruisseau, « un lieu central, accessible à pied et où les propriétaires de chiens peuvent se réunir ». Notons que depuis les derniers mois, ces citoyens et leurs amis à quatre pattes utilisent un terrain de baseball du parc du Ruisseau comme parc à chiens. « La grandeur du terrain au parc Prudent-Robert m’inquiète. C’est très petit », déplore Mme Lamy.
Divers critères
Selon la présentation du projet, qui a été diffusé à l’écran lors de la séance, différents critères de sélection ont amené les autorités municipales à tourner les yeux vers cet endroit. Le parc Prudent Robert est à l’intersection de deux grandes artères, soit la montée Robert et le chemin du Richelieu. Le site est à l’écart des quartiers résidentiels. La maison la plus proche est à 30 mètres. Les propriétaires ont été avisés. Le choix de l’emplacement favorise la mobilité active tout en étant accessible en voiture.
La Ville évoque un « site simple, sécuritaire et fonctionnel ». Le parc canin sera aménagé de façon simple et fonctionnelle, notamment avec des clôtures, un sas d’entrée, du mobilier urbain, des poubelles et des bacs de recyclage.
Le revers de la médaille
Un autre citoyen, M. Lapierre, s’oppose au projet de parc canin bien qu’il aime les chiens. Il s’inquiète notamment des risques d’un tel lieu. « J’ai trouvé 14 aspects négatifs aux parcs canins. J’ai trouvé 17 points positifs. Ça ne veut pas dire que je veux avoir un parc à chiens. C’est le propriétaire qui fait la différence », dit-il, avant de demander qui surveillera la qualité, les vaccins, les puces… « Est-ce que nous allons avoir une »police de chiens » au parc pour surveiller tout ça? »
M. Lapierre a aussi soulevé l’angle environnemental du projet. « Quelqu’un qui va partir de l’autre côté de la voie ferrée avec son automobile va s’en aller au parc Prudent-Robert, va faire des gaz à effet de serre avec son véhicule… il y a tout ça. Moi, je vais vous l’analyser au bout de tout parce que jusqu’à présent, j’entends que du positif. »
La mairesse, Kim Méthot, l’a interrompu en lui disant qu’il faisait preuve de mauvaise foi dans ce dossier. Ce à quoi M. Lapierre a rétorqué qu’il faisait le choix « d’exprimer ce que l’on ressent par rapport au parc à chiens ».


