La Ville de Saint-Basile-le-Grand a lancé sa campagne satirique afin de réclamer des actions concrètes du ministère des Transports et de la Mobilité durable pour la sécurité et la préservation des berges de la route 223.
Après des années à réclamer des actions du gouvernement, Yves Lessard, maire sortant de Saint-Basile-le-Grand, passe à l’offensive quelques semaines avant la fin de son deuxième mandat, qu’il n’a pas souhaité reconduire.
Sécurité compromise, érosion des berges, nids-de-poule, absence de vision en matière de mobilité active, les enjeux soulevés par la Municipalité sont nombreux concernant l’état de la route 223 (chemin du Richelieu), une route de responsabilité provinciale.
Devant l’inaction du gouvernement du Québec après maintes interventions et revendications infructueuses du conseil municipal auprès du MTMD et des députés de la circonscription de Chambly, ainsi que les demandes des citoyens riverains, la Ville demande aujourd’hui une intervention immédiate et structurée du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD), afin qu’il pose des actions concrètes en faveur de la sécurisation et de la pérennité de cette route provinciale.
La campagne de mobilisation « Ministère, gère ta fougère » fait référence à des propos tenus par l’ancienne ministre des Transports et de la mobilité durable, Geneviève Guilbault, qui annonçait elle-même que tous devaient gérer ses fougères.
« La route 223 s’érode et se dégrade. Cela met quotidiennement nos citoyens et tous les usagers de cette route en danger », déclare Yves Lessard, maire de Saint-Basile-le-Grand.
Le MTMD doit cesser de se cacher derrière sa fougère et doit prendre ses responsabilités », ajoute-t-il, mentionnant que le statu quo n’était plus une option.
Demandes au MTMD
Pilotée par le Service des communications et des relations avec les citoyens de la Ville, en collaboration avec le Groupe des citoyens du chemin du Richelieu, cette campagne satirique vient exposer différents enjeux soulevés, mais aussi exposent les différentes demandes de la Ville au MTMD, soit la stabilisation des berges, l’entretien intensif et réparation d’urgence, la sécurisation immédiate, l’aménagement d’une infrastructure de mobilité active financée par le MTMD, la modernisation de la Loi sur la voirie, de considérer l’étude du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) réalisée en 2011 et la gestion optimisée du camionnage.
« Chaque jour, des familles, des enfants et des adultes empruntent une route qui s’effrite et met leur sécurité à risque. Cette route, sans accotement, sans trottoir et où la piste cyclable est inexistante, est un réel danger, d’autant plus que des enfants résident dans le secteur », mentionne Pierre Ouellette, porte-parole du Groupe des citoyens du chemin du Richelieu.
