Saint-Basile-le-Grand quitte l’UMQ

Lors de la dernière séance du conseil municipal, le maire de Saint-Basile-le-Grand, Bernard Gagnon, a annoncé que la municipalité ne renouvellerait pas en 2016 son adhésion à l’Union des municipalités du Québec (UMQ), et ce, pour des raisons budgétaires. Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie et présidente de l’UMQ, considère pour sa part cette décision comme une mauvaise économie.

Jean-Marie-Beaupré, le directeur général de Saint-Basile-le-Grand, explique que le conseil municipal a fait ce choix pour économiser un montant annuel d’environ 23 000 $. « La Ville ne dénigre aucunement l’UMQ et sa raison d’être, mais nous devions couper 1,3 million de dollars dans nos dépenses et des choix devaient être faits. »

La présidente de l’UMQ réplique que Saint-Basile-le-Grand aurait pu facilement réduire sa cotisation en envoyant moins de représentants au congrès annuel de l’organisation. « Ils auraient pu décider de n’envoyer qu’une personne pour les représenter et cela aurait baissé la facture de quelques milliers de dollars. »

Cette dernière s’explique mal cette décision des élus d’autant plus que le maire Gagnon a déjà été président de l’UMQ et qu’il a longtemps siégé comme membre honoraire. « À la veille du 100e anniversaire de l’organisation, cette décision m’apparaît d’autant plus triste. » Elle poursuit en mentionnant qu’avec le dépôt du Livre blanc qui entraînera de grands changements dans la gestion municipale, « Saint-Basile aurait tout avantage à faire partie des discussions ».

De plus, la présidente rappelle que les villes membres de l’UMQ bénéficient de plusieurs avantages, dont un service de gestion de main-d’œuvre, de formation et de conseils juridiques. « Les villes ont également accès à des tarifs de groupe avantageux, notamment pour l’abrasif et l’essence. »

Jean-Marie Beaupré réplique en soutenant qu’avant de prendre cette décision, les élus municipaux ont étudié la situation et que les rabais offerts n’en valaient pas la chandelle. « Ne pas être membre de l’UMQ ne nous empêche pas d’adhérer aux prix de groupe. Notre économie sera un peu moindre, mais quand on fait le calcul, on constate que cela sera plus avantageux pour nous de ne pas couvrir les coûts annuels d’adhésion à l’UMQ. »

Même si elle ne comprend pas la décision des élus de Saint-Basile-le-Grand, Suzanne Roy ne craint pas que cela aura un effet d’entraînement pour les autres municipalités. « Au contraire, avec les changements qui s’en viennent, les villes comprennent bien l’importance de faire partie de la parade », conclut-elle.

Quant au maire Bernard Gagnon, il n’a retourné aucun des appels effectués à ce sujet par Les Versants.