Saint-Basile : démission de la porte-parole de Northvolt
C’est au tour d’Emmanuelle Rouillard-Moreau, porte-parole de Northvolt en Amérique du Nord, de quitter l’organisation pour relever un nouveau défi. L’entreprise subit une nouvelle secousse.
Avant d’annoncer son départ de Northvolt le 23 juillet, Emmanuelle Rouillard-Moreau, porte-parole en Amérique du Nord, avait vu ses deux collègues en communication, Laurent Therrien et Philippe Michaud, responsables des communications publiques, quitter l’organisation.
Aujourd’hui, c’est elle qui confirme au journal avoir « eu une belle opportunité au sein d’une autre organisation » et décidé de la saisir, sans préciser laquelle. Une nouvelle secousse pour l’entreprise.
En quelques mois, plusieurs cadres de Northvolt ont quitté le navire pour d’autres horizons.
Un projet en déroute
Moins de deux ans après avoir été présenté, le 28 septembre 2023, comme le plus important investissement privé de l’histoire canadienne, le projet Northvolt donne aujourd’hui des signes évidents de déroute.
Le maire de Saint-Basile-le-Grand, Yves Lessard, affirme que Northvolt dispose encore des liquidités nécessaires pour honorer ses engagements fiscaux. Pourtant, le gouvernement québécois a déjà perdu 270 millions de dollars dans l’aventure. La Caisse de dépôt et placement du Québec, pour sa part, a vu s’envoler 200 millions.
Chantier à l’arrêt
Les travaux de construction sur le site de Northvolt sont suspendus, à l’exception de quelques activités d’entretien. Un tribunal suédois a désigné un syndic de faillite chargé de superviser la vente des actifs de l’entreprise et le règlement de ses obligations. L’usine en construction à Saint-Basile-le-Grand, propriété de la maison mère, fait partie de cet actif. Sa destinée devrait être déterminée sous peu. Québec espère toujours qu’un repreneur viendra relancer le projet de production de batteries électriques.
Enquête du Vérificateur général
Le 29 juillet, le Vérificateur général du Québec (VGQ) a annoncé l’ouverture d’une enquête sur la filière batterie. Il examinera notamment l’ensemble des aides publiques accordées à Northvolt ainsi qu’aux autres entreprises du secteur.
Au-delà des sommes déjà perdues, plusieurs projets régionaux ont été abandonnés pour répondre à la demande énergétique de Northvolt – équivalente à la consommation de la Ville de Longueuil.
