Saint-Basile : coeur brisé à l’école de la Mosaïque
Des parents de l’école de la Mosaïque, à Saint-Basile-le-Grand, sont indignés de constater qu’une œuvre colorée qui avait été réalisée en marge de la Saint-Valentin a été vandalisée.
« Je suis fâchée et déçue », confie l’une des membres de l’organisme de participation des parents (OPP) de l’école de la Mosaïque, Lisa-Marie Mercier.
Pour la Saint-Valentin
L’œuvre en question, un coeur coloré conçu avec des blocs de glace et du Jell-O, est une idée de l’OPP afin de souligner la fête de la Saint-Valentin. Mercredi dernier, quelque 150 blocs ont été apportés à l’école par les enfants afin que les parents bénévoles réalisent le coeur sur le terrain. « Le but, c’était de faire une œuvre collective pour les enfants. Ils étaient heureux de notre beau travail. Mais quand je suis arrivée jeudi matin, l’œuvre était détruite », déplore cette maman de trois enfants.
Les membres de l’OPP qui ont réalisé la création avaient envie de souligner la fête du 14 février et d’ajouter un peu de couleur dans cette période maussade de l’hiver.
Le coeur en miettes
L’acte de vandalisme a été un sujet de discussion sur les réseaux sociaux, générant plusieurs dizaines, voire centaines de messages. « À ceux qui ont détruit 2 h 30 de travail, vous êtes vraiment dégueulasses… », peut-on lire dans la publication originale.
« Nous le savions que l’œuvre serait détruite d’ici la fin de semaine, mais jamais aussi rapidement qu’en une douzaine d’heures. Les morceaux étaient étalés partout. Le coeur est brisé complètement et ils ont travaillé fort pour le détruire. C’était violent comme geste », témoigne Lisa-Marie Mercier.
Une autre maman de l’école de la Mosaïque a fait part de ses émotions sur les réseaux sociaux après avoir constaté le saccage. « Les jeunes qui ont fait ça méritent de savoir qu’ils ont fait de la peine à des enfants. »
Vandalisme répété
Ce n’est pas la première fois que du vandalisme est commis autour de l’école de la Mosaïque. En février 2023, des fenêtres de l’école avaient été brisées. « Notre école est souvent la cible de vandalisme parce qu’il y a peu de voisinage autour. L’école installe de belles choses à l’extérieur pour les enfants, des tables, des jeux, mais ça attire les ados, qui font du grabuge », disait la directrice intérimaire de l’époque, Jocelyne Montpetit.
Pour sa part, Mme Mercier évoque du vandalisme sur les modules de jeu du parc des Trinitaires, en face de l’école, ainsi que des bacs de recyclage calcinés. Le journal a aussi appris qu’un incendie a été allumé dans le cabanon du matériel de jeu des enfants. Celui-ci était mal barré. « À Saint-Basile, les jeunes n’ont rien à faire. Ç’a l’air que détruire, c’est l’fun! » insiste Mme Mercier.
Elle reprend. « Le coeur en blocs de glace, ce n’est rien par rapport aux modules de jeu et aux fenêtres. Les parents, nous nous questionnons. Pourquoi il n’y a pas de caméras autour de l’école? Ça manque de surveillance dans ce secteur. La direction est informée. Nous lui adressons les problématiques. Elle fait vraiment un bon travail et tente de régler les choses, mais le problème vient probablement du Centre de services scolaire des Patriotes (CSSP) », déplore Lisa-Marie Mercier.
Selon le CSSP, la direction de l’école de la Mosaïque n’était pas disponible pour notre demande d’entrevue.
Caméras de surveillance
Toutefois, le CSSP indique qu’il y a près de 500 caméras réparties dans l’ensemble de ses établissements. « Dans les écoles primaires, les caméras sont installées uniquement à l’extérieur des bâtiments. À l’école de la Mosaïque, des caméras extérieures sont en place et fonctionnelles », répond le CSSP.
