Sa maison à Saint-Bruno bloquée

À la suite du scandale des commandites il y a 20 ans, Jacques Corriveau, qui a une résidence à Saint-Bruno-de-Montarville, a été condamné pour trafic d’influence, fabrication de faux et blanchiment d’argent.

Les autorités comptent récupérer un million de dollars pour les contribuables canadiens en se gardant une option de revente de la maison de Jacques Corriveau, située au 1716, place de Grosbois à Saint-Bruno-de-Montarville. Une ordonnance de blocage a été émise sur la maison de M. Corriveau ainsi qu’une somme de près d’un million.

La vaste demeure de celui qui est considéré comme un proche de l’ex-premier ministre Jean Chrétien se trouve dans un quartier cossu de Saint-Bruno-de-Montarville. Elle a été construite en 1963 sur un grand terrain de 1290 mètres carrés. Le rôle municipal d’évaluation foncière lui donne une valeur de 1 028 300 $sur le marché.

M. Corriveau n’est devenu propriétaire de la maison que très récemment. Il en a hérité le 22 mars 2013 après le décès de son épouse, Madeleine Mercier, une enseignante, montrent des documents du Registre foncier.

C’est la valeur que donne le rôle municipal d’évaluation foncière à la maison de Jacques Corriveau à Saint-Bruno-de-Montarville.

Mme Mercier avait acheté la résidence en 1972 pour 45 000 $, selon les mêmes documents. L’homme de 83 ans est l’une des dernières personnes à être condamnée dans un scandale dénoncé il y a 20 ans. Le ministère public lui reprochait d’avoir empoché environ 7 millions de dollars entre les années 1997 et 2003.