Rien à signaler pour l’instant
Cas de rougeole en Montérégie
Alors que l’inquiétude est palpable auprès des autorités sanitaires au Québec après la confirmation, aujourd’hui, de 10 cas de rougeole à Joliette, rien n’est à signaler en Montérégie pour l’instant
« Depuis l’éclosion en 2011, nous n’avons pas eu un cas de rougeole en Montérégie », indique-t-on à l’agence de santé de Montérégie. La vigilance reste cependant de vigueur et certains parents ont reçu un courrier de leur école pour mettre à jour les vaccins de leurs enfants. Il faut dire que depuis décembre, la Californie fait face à des dizaines de cas de rougeole, qui ont démarré, pour la plupart, dans le parc d’attractions de Disneyland.
D’après le site du Centre de protection contre les maladies de la Californie (CDPH), 59 cas de rougeole ont été recensés au 21 janvier dans l’État depuis la fin décembre. Le Centre américain de prévention et de contrôle des maladies affirme qu’en date du 6 février, l’éclosion à Disneyland est liée à 114 cas dans 7 États américains. L’infection au parc d’attractions américain aurait déjà touché le Québec.
Selon la Presse canadienne, les responsables de la santé à Joliette ont confirmé une éclosion de rougeole. Dix cas ont été identifiés pour le moment. Les 10 personnes infectées se connaissaient et n’étaient pas vaccinées. Les premières atteintes dans la région de Lanaudière auraient contracté le virus lors d’une visite dans un parc de Californie, où d’autres cas ont été rapportés. Il est facile de faire le lien avec Disneyland, qui a été la source de la contamination principale aux États-Unis.
La Montérégie touchée en 2011
En 1989, lors de la dernière épidémie de rougeole au Québec, plus de 10 000 cas ont été déclarés. En 2011, le Québec a été aux prises avec la plus importante éclosion de rougeole survenue dans les Amériques depuis l’élimination de la maladie en 2002. En réaction, le ministère de la Santé a mis en place, dès l’automne 2012, un recueil des preuves de vaccination et une offre de vaccination auprès des élèves de la maternelle, de la 4e année du primaire et de la 3e secondaire.
En 2011, au terme de l’épidémie, 776 cas avaient été trouvés juste au Québec. La région la plus touchée avait été la Mauricie et le Centre-du-Québec. La Montérégie était au deuxième rang des régions où la rougeole sévissait le plus avec 19 % des cas. Un cas sur neuf avait dû être hospitalisé, mais aucun décès n’avait été rapporté.
Vaccination
Le ministère de la Santé du Québec indique qu’encore aujourd’hui, le nombre de personnes vaccinées au Québec est insuffisant pour empêcher la circulation de la rougeole. Au Québec, au moins un enfant sur dix risque de contracter la rougeole, puis de la transmettre aux autres. La moyenne annuelle du nombre de cas de rougeole au Québec est de 0 à 2 cas. Selon un rapport d’étude de l’Institut national de la Santé du Québec, en 2014, seulement 2,2 % des jeunes en âge d’être vaccinés ne le seraient pas. L’Opération rougeole, lancée en 2011, a permis de réduire de 31 % la proportion d’étudiants non vaccinés qui constituaient la cible prioritaire de cette intervention.
La rougeole
La rougeole est une maladie grave, très contagieuse, causée par un virus qui se transmet facilement par voie aérienne. Le seul fait d’avoir partagé un espace avec une personne contagieuse, même durant une courte période de temps, peut suffire pour être infecté et développer la maladie par la suite. La rougeole demeure, dans le monde, l’une des causes importantes de décès chez le jeune enfant, alors qu’il existe un vaccin sûr et efficace. Outre les symptômes associés à la maladie, la rougeole peut entraîner des complications, parfois des séquelles et, plus rarement, la mort.


