Retour en présentiel à l’automne

Les étudiants des niveaux supérieurs, soit les cégépiens et universitaires, pourront effectuer la prochaine rentrée en présentiel et potentiellement sans distanciation.

C’est ce qui a été annoncé par la Ministre de l’enseignement supérieur, Danielle McCann, en conférence de presse le 31 mai dernier. La nouvelle était attendue de la part de ces étudiants, qui ont passé jusqu’à deux sessions complètes sans avoir la possibilité de mettre les pieds sur les campus. 

Parmi ce groupe, on trouve Mélissa Desrosiers, Arielle Leprohon et Emmy Tremblay, qui résident toutes les trois à Saint-Basile pour le moment et étudieront respectivement en technique en production animale, au baccalauréat en soins infirmiers et au programme préuniversitaire en sciences de la santé.  

Difficultés 

Les difficultés rencontrées ont été plus nombreuses pendant cette année et demie de pandémie. Pour Mélissa Desrosiers, c’est la motivation qui manquait, de même que la concentration pour les cours en ligne. «Je n’arrivais pas à écouter un professeur activement pendant plus de vingt minutes. » Elle estime que si elle le pouvait, elle reprendrait les cours complètement en présence, « car ça me facilite vraiment l’apprentissage et la concentration. » 

À ce sujet, le gouvernement du Québec prévoit que les cours pourront reprendre en présentiel la majeure partie du temps à l’automne.

Pour Arielle Leprohon, la reprise pourrait se faire de manière hybride. « Je n’ai pas aimé comment ça s’est passé à l’hiver 2020. » À ce moment de la pandémie, les cours avaient dû être suspendus pour se donner complètement à distance, une adaptation pour laquelle les enseignants, de même que les établissements scolaires et les étudiants n’étaient pas préparés. 

Arielle indique toutefois qu’il n’en a pas été de même un an plus tard, à la session d’hiver 2021. « La session d’hiver 2021 s’est vraiment bien déroulée. Les tuteurs ont refait surface, l’école a eu deux sessions pour s’adapter, les professeurs en ligne donnaient les notes de cours et répondaient aux questions. » Elle serait donc à l’aise de reprendre à moitié dans les classes et à moitié à distance. 

Allonger son parcours

Malgré le cadre mieux établi pour les sessions qui ont suivi le début de la pandémie, la future étudiante universitaire a eu de la difficulté à avoir un bon équilibre travail études. « À l’automne 2020, je travaillais beaucoup et ça influencé mon parcours. Je n’ai pas eu le temps de suivre tous mes cours et j’ai dû prendre un incomplet pour suivre un cours que j’ai repris cette session-ci. » 

Elle n’est pas la seule à avoir eu à faire ce type d’adaptation. Emmy Tremblay, qui étudie dans le programme préuniversitaire des sciences de la nature, a dû accepter le fait que son parcours serait allongé d’au moins une session. « J’ai séparé ma dernière session de 8 cours en 2 sessions de 4 cours pour éviter d’être encore plus démotivée et donner le plus possible mon 100%. » 

Au final, les trois étudiantes ont bien hâte de reprendre les cours de plus en plus à l’école. Toutes les trois indiquent ne pas avoir songé à arrêter leur parcours malgré la situation difficile. D’ici l’automne, la pandémie de COVID-19 risque d’être derrière les étudiants du Québec, mais les souvenirs de ces sessions difficiles ne partent pas de sitôt, avec l’espoir que ce type de situation ne se reproduira pas. 

À quel niveau la pandémie de COVID-19 a affecté votre parcours scolaire?