Retour dans le passé de Saint-Basile
Saint-Basile-le-Grand conviait ses citoyens au cœur du noyau villageois le 30 septembre dernier dans le cadre des Journées de la culture. L’activité « Regard sur le passé » plongeait le public au début des années 1900.
« Je suis surpris, amusé de voir autant de jeunes et d’enfants qui portent un intérêt, une curiosité, pour l’activité d’aujourd’hui. Je trouve ça super! » commente M. Chabot, un citoyen que le Journal de Saint-Basile a croisé sur place.
Il fallait d’ailleurs voir l’attroupement autour de cette femme qui racontait des histoires. De jeunes enfants assis parmi le public tandis qu’un autre, plus vieux de quelques années, assis sur son vélo, écoutaient attentivement.
Même si l’événement était proposé pour une deuxième année par la Municipalité, la Société d’histoire de Saint-Basile-le-Grand en a chapeauté tout le contenu.
Plusieurs activités et animations reflétant l’esprit de l’époque avaient été mises de l’avant sur la rue Principale, entre la montée Robert et la rue Préfontaine. Entre autres, les visites guidées de près de 90 minutes du président de la Société d’histoire de Saint-Basile-le-Grand, Richard Pelletier. Contrairement à l’année dernière, où il avait mené les groupes vers l’est de Principale, cette fois, M. Pelletier guidait les citoyens sur la rue Principale vers l’ouest et sur la rue Lafrance. Quelque 80 curieux ont entendu les histoires et anecdotes de l’homme vêtu en habit d’antan pour l’occasion. « Ils ont été étonnés de ce qu’ils ont découvert. Ça se sentait dans leurs réactions. C’est beaucoup des histoires, des clins d’œil, des anecdotes; je raconte plein de choses autour de ça. C’est une activité bien appréciée; ça se sent quand il y a un intérêt », explique Richard Pelletier.
Il a entre autres été question du fabricant d’orgues à tuyaux Juget-Sinclair, dont les premiers instruments ont vu le jour dans un atelier de la rue Lafrance. Ou encore cette maison, aussi sur Lafrance, qui a d’abord été une école de garçons, au début des années 50. « Avec nous dans la visite, il y avait Gérald Bourdua, un des élèves qui a fait ses classes dans cette école », raconte M. Pelletier.
Parmi les autres attractions, il y avait aussi plusieurs jeux, démonstrations, ateliers et personnages recréant l’époque 1900. Pour les besoins de la fête, le 200, rue Principale, la future Maison de la culture, avait été transformé en magasin général.
Quand on lui demande pourquoi souligner le passé alors que Saint-Basile-le-Grand semble vouloir se tourner vers l’avenir (planification stratégique 2023-2027, arrivée de Northvolt…), celui qui a été conseiller municipal pendant quatre ans répond que l’un n’exclut surtout pas l’autre. « Même si l’on a identifié un lieu pour accueillir une industrie, il y a plusieurs espaces dans la ville consacrés aux commerces, ou encore, comme ici, au patrimoine. Comme disait notre ancien maire, Bernard Gagnon, ici, c’est un espace à dimension humaine pour conserver un cœur de village. D’ailleurs, Northvolt aidera à restaurer et à maintenir notre patrimoine bâti », ajoute-t-il.
