Répercussions à prévoir, solutions à trouver
Travaux majeurs au tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine
La réfection majeure du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine annoncée la semaine dernière par le ministère des Transports (MTQ) devrait durer quatre ans. Des travaux qui entraîneront des impacts majeurs pour les automobilistes de la région.
Le projet, qui s’amorcerait à la suite de la construction du nouveau pont Champlain, consistera à effectuer une réfection structurale majeure du tunnel, à moderniser les équipements d’exploitation et à ajouter une protection de l’infrastructure contre les incendies. Aussi, les travaux incleront la reconstruction des dalles de béton de l’autoroute 25 dans les deux directions, de part et d’autre du tunnel entre l’île Charron et l’échangeur Sherbrooke.
« Au Québec, on a tendance à réagir au moment où la crise arrive. Cette fois, il faut intervenir avant le pire. » – Suzanne Roy
Pour le maire de Saint-Bruno-de-Montarville, ces futurs travaux suscitent de nombreuses inquiétudes. « Saint-Bruno subit déjà de plein fouet le choc de la circulation intense des autoroutes 30 et 20, et de la route 116. Déjà, il y a des blocages énormes, ce qui amènt les gens à emprunter des voies d’évitement à l’intérieur de notre municipalité », mentionne au journal Les Versants Martin Murray.
Saint-Bruno-de-Montarville
Selon lui, c’est un problème qui se doit d’être pris dans sa globalité. « Il faut prendre le temps de s’asesoir, d’avoir une réflexion globale avec les différents partenaires, dont le MTQ, et de trouver une solution durable. Maintenant que nous sommes devenus des gouvernements de proximité, on se doit d’identifier une solution à long terme pour éviter des effets aggravants à la circulation », explique M. Murray.
Il propose notamment de revoir les circuits d’autobus, d’en « revoir l’identité », etil explique que la relocalisation de la gare pourrait aussi être une solution. « Nous croyons que la gare sera plus utilisée si elle est de ce côté-ci de l’autoroute 30. »
Sainte-Julie
Même son de cloche de la part de la mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, qui soutient qu’il y a actuellement déjà un problème majeur de circulation sur les autoroutes 20 et 30. « Les travaux sur la 25 créent des blocages sur l’autoroute 20, et ce, bien au-delà de Sainte-Julie », lance-t-elle d’entrée de jeu.
C’est également le cas du côté de la 30 « Autant dans la directioneEst que dans la directionoOuest, il y a des entraves à toutes heures du jour », poursuit Suzanne Roy, qui estime qu’il faut trouver des mesures dès maintenant. « Au Québec, on a tendance à réagir au moment où la crise arrive. Cette fois, il faut intervenir avant le pire. Il ne faut pas attendre le début des travaux. »
Comme solutions, la mairesse de Sainte-Julie suggère des voies réservées pour le transport collectif sur les autoroutse 20 et 30 ainsi qu’un express qui partirait de stationnements incitatifs et qui se dirigerait vers la station de métro Radisson. « La solution est dans le transport collectif. Les viaducs ont été refaits, les largeurs sont là. Cela accroîerait la fluidité de la circulation. »
Le journal n’a pas reçu de retour de la part de la Ville de Saint-Basile-le-Grand.
Solutions du MTQ
En prévision des entraves qui seront nécessaires à ces importants travaux, des mesures d’atténuation en transport collectif, telles que l’implantation de voies réservées et de stationnements incitatifs, sont déjà à l’étude dans l’axe des autoroutes 20 et 25. « Les usagers de la route utilisent le pon- tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine depuis déjà 50 ans et, jusqu’à présent, celui-ci a fait l’objet de peu d’interventions majeures. Le Ministère se doit donc de réaliser des travaux importants au cours des prochaines années pour profiter de cette infrastructure essentielle encore plusieurs décennies. Vu son ampleur, le projet générera indéniablement des impacts, mais les besoins des usagers seront pris en compte et des mesures d’atténuation sont déjà en planification », soulignait le ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, Laurent Lessard.
Au total, près de 120 000 véhicules, dont 13 % de camions circulent quotidiennement par le tunnel.
QUESTION AUX LECTEURS :
Quelles solutions proposez-vous pour éviter les problèmes majeurs lors des travaux du tunnel?
