Rentrée scolaire: une initiative pour aider des familles avec les achats de la rentrée
À quelques semaines de revoir déambuler dans les rues les petits et les adolescents en direction de l’école, les parents doivent se procurer les articles nécessaires à la rentrée scolaire.
Si certains parents trouvent leur facture salée en sortant des magasins cet été, d’autres considèrent que le prix moyen n’a pas augmenté comparativement à l’an dernier. « Ce que nous demande l’enseignante de nos enfants, c’est raisonnable. C’est certain que c’est une grosse dépense chaque année », précise une maman rencontrée par le journal Les Versants devant le Buropro Citation à Belœil.
Quant à une autre mère de famille, elle a d’abord évalué le matériel scolaire des années précédentes afin de minimiser les achats d’articles neufs. « J’ai essayé chacun des crayons pour m’assurer qu’ils fonctionnent bien avant d’en racheter. »
Si les articles scolaires sont chers, des parents remarquent aussi que les rabais ne sont pas au rendez-vous comme dans les dernières années. Une mère, qui avait fait deux autres magasins avant, confirme toutefois que des tablettes sont déjà vides. « Ici, au moins, j’ai pu faire mes achats complets dans un seul magasin », explique-t-elle, surprise de voir des présentoirs vides dans les grandes surfaces.
Initiative des citoyens
Pour aider les familles qui en auraient besoin, le Jazz St-Bruno a remis des effets scolaires amassés par ses résidents. Ils seront offerts à des jeunes de Saint-Bruno-de-Montarville par l’entremise du Centre d’action bénévole Les p’tits bonheurs. La collecte se poursuit tout le mois d’août.
« Nos partenaires sont hautement généreux. » – Sylvain Morin
Ce partenariat est l’initiative du Jazz, qui a contacté le Centre de bénévolat pour lui offrir cette idée. « Nous avons déjà une belle relation. On partage des ressources humaines, soit parce que l’on aide quelques-uns de leurs résidents ou que certains d’entre eux offrent de leur temps comme bénévoles », explique Sylvain Morin, directeur du Centre d’action bénévole Les p’tits bonheurs.
Pour Ève Legrand, responsable des loisirs au Jazz St-Bruno et investigatrice du projet, c’était une occasion de faire une activité intergénérationnelle. « Nos résidents peuvent participer à la hauteur de leurs moyens. Le Jean Coutu ou le Dollarama sont suffisamment proches pour permettre à tous de donner ce qu’ils peuvent et veulent », explique-t-elle derrière son idée. Le CAB lui a remis une liste d’articles les plus utiles pour guider les résidents dans leurs achats.
Avec l’aide financière fournie par le Club du Richelieu, un partenariat précieux pour le directeur, ainsi que l’implication de divers collaborateurs, le CAB continue d’offrir à certaines familles l’accompagnement nécessaire pour les aider avec les achats de la rentrée.
Un besoin grandissant
Avec les dons du Jazz et ceux reçus dans l’année, notamment par le biais de la friperie, les bénévoles peuvent remplir les boîtes d’effets scolaires nécessaires aux élèves dans le besoin. « Nos partenaires sont hautement généreux. Ils répondent présent à chaque rentrée scolaire et ils sont de plus en plus nombreux », mentionne le directeur. Si les demandes augmentent année après année, les budgets pour répondre aux besoins ne suivent pas le même rythme. » La rentrée scolaire, c’est une période difficile, autant pour les familles bien nanties que celles moins bien nanties. »
Miriam Pomerleau, directrice du Centre de bénévolat de Saint-Basile-le-Grand, fait le même constat. « C’est une demande récurrente de nos familles, car le coût du matériel scolaire a presque doublé cette année et le montant que nous octroyons habituellement doit être revu à la hausse », précise-t-elle au sujet de l’aide fournie par l’organisme à certaines familles grandbasiloises.
