Rentrée scolaire 2025: des postes à combler
L’annonce du mois de juin concernant les coupures de 570 M$, puis celle injectant 540 M$ dans le réseau scolaire un mois plus tard, ont créé un vide à combler en matière de recrutement de personnel.
Le recrutement est au coeur de l’enjeu plus que jamais en cette rentrée scolaire. Au moment de dévoiler ses règles budgétaires, en juin, le ministère de l’Éducation avait demandé aux centres de services scolaires (CSS) et aux établissements privés de réduire leurs dépenses de 570 M$ pour la prochaine année. » En juin, les plans d’effectifs des CSS sont déjà construits en prévision de l’année suivante « , indique Jean-François Guilbault, président du Syndicat de Champlain en Montérégie.
Il affirme que devant ces coupures, les CSS ont dû réfléchir à savoir ce qu’ils prioriseraient en matière de personnel. Le chef syndical signale que c’est davantage le personnel de soutien qui a été touché par ces compressions. De ce fait, les services d’une partie de ce personnel n’ont pas été renouvelés. Même si le gouvernement Legault est revenu sur sa décision, des difficultés de recrutement subsistent.
Cette somme débloquée permet désormais aux CSS d’aller de l’avant pour combler à nouveau des postes non reconduits en juin. Jean-François Guilbault mentionne que, selon le Tableau de bord du ministère de l’Éducation, environ 500 postes seraient à pourvoir au CSS des Patriotes (CSSP). » Les gens, s’étant retrouvés bredouilles au début juillet, ont retroussé leurs manches et ont trouvé autre chose. Seront-ils au rendez-vous pour reprendre des affectations laissées en juin?
La question demeure sans réponse « , observe-t-il. Le délai est court.
» C’est clairement du jamais-vu en ce qui me concerne. Habituellement, ça demande un minimum de prévisibilité « , laisse entendre le chef du Syndicat de Champlain.
Pour le CSSP, la réduction budgétaire s’élève à 1,4 M$ pour l’année scolaire 2025-2026, excluant les restrictions de décembre, de 3,9 M$, qui ont été maintenues.
Conséquences sur le terrain
Il est possible que des postes ne soient pas comblés à temps pour la rentrée. Sur le plancher, ce sont notamment des orthopédagogues, des techniciens en éducation spécialisée et du personnel en service de garde qui manqueront. » Nous sommes confiants de pouvoir maintenir le service direct à l’élève grâce au réinvestissement de cet été. Toutefois, nous devrons rester vigilants tout au long de l’année afin de respecter la limite d’effectifs fixée par le ministère de l’Éducation, qui vient baliser un maximum possible d’heures rémunérées « , situe le CSSP.
