Refonte du réseau d’exo à Sainte-Julie

exo a annoncé dernièrement toutes les modifications liées à la refonte de son réseau d’autobus qui se mettra en place à la mise en service du REM. Pour Sainte-Julie, les travaux de mise en place commenceront en 2024. 

L’arrivée prochaine du Réseau express métropolitain (REM) a poussé tous les réseaux de transport sur la Rive-Sud, secteur de Montréal, à repenser leurs dessertes. La refonte du réseau d’autobus d’exo touchera dans une première phase, dès la mise en service du REM, le secteur de Chambly-Richelieu-Carignan (Carignan, Chambly, Marieville, Richelieu, Saint-Mathias-sur-Richelieu). Il faudra attendre encore un peu pour Sainte-Julie, où la phase de consultation devrait débuter en 2024.

Une des nouveautés que met de l’avant exo est la bonification des dessertes locales. « Toutes les améliorations qui ont pu être possibles, c’est grâce aux kilomètres que l’on a pu récupérer en ne traversant plus le pont Samuel-De Champlain », d’indiquer Catherine Beaulieu, directrice du développement et planification de la mobilité chez exo.

Depuis 2019, après quatre années de travail et de consultations de la population, exo est prêt à accueillir ses premiers usagers. Depuis quelques jours, les nouveaux panneaux d’arrêt d’autobus, avec leurs nouveaux numéros de ligne, sont placés dans les zones de la première phase du projet, mais cachés pour l’instant tant que le réseau n’est pas en service. « Dès que le REM sera opérationnel, l’ensemble du réseau se mettra en action d’un seul coup. C’est comme ouvrir une lumière et la fermer. Dès que l’on saura le jour du lancement, de manière très synchronisée, on mettra la lumière en action et, du jour au lendemain, tous les réseaux seront disponibles aux citoyens », annonce, confiante, Marie-Hélène Cloutier à titre de directrice exécutive – expérience-client chez exo. Il y a sept phase et la phase 7, celle concernant Sainte-Julie, sera entamée en 2024. Chacune des phases a une durée de trois ans. Ce délai permet de bien capter les besoins avant la mise en exploitation du service, selon exo.

En 2017, l’entreprise exo a été créée à la suite de la fusion de 13 opérateurs d’autobus. La refonte du service, mise en place aujourd’hui, permet de consolider et d’harmoniser le transport collectif sur le territoire d’exo. « Plusieurs quartiers résidentiels ont vu le jour depuis, plusieurs pôles d’emplois, et il y a l’arrivée du REM, rappelle Mme Cloutier. Nous sommes confiants d’avoir réuni les conditions gagnantes pour attirer une nouvelle clientèle, qui aura dorénavant de bonnes raisons de laisser l’auto à la maison pour privilégier le transport collectif . »

En ce qui concerne la ville de Saint-Bruno-de-Montarville, couverte par le Réseau de transport de Longueuil (RTL), exo, qui dessert les Promenades St-Bruno, précise que les centres commerciaux seront désormais mieux desservis.

Des lignes locales express

La pandémie de COVID-19 a déjoué bien des prédictions en termes de transports en commun et a fait changer les habitudes des usagers. « On le voyait déjà avant la pandémie, mais cela s’est accéléré. Les gens font plus de déplacements de proximité avec le télétravail. On voulait améliorer l’accès à ces destinations plus proches », de mentionner Mme Beaulieu. C’est ainsi que les lignes qui se rendront au REM traverseront les grandes rues des différentes villes en proposant des arrêts avant de se rendre aux stations Panama ou Brossard. « On évite ainsi le stationnement incitatif dans plusieurs cas. Il y aura des heures de service élargies et une plus grande fréquence en période hors pointe et la fin de semaine. » Un effort a aussi été apporté afin de mieux desservir les zones industrielles.

Chauffeurs

Lors de cette refonte, 200 nouveaux chauffeurs ont été formés pour répondre à la nouvelle formule. « La pénurie de main-d’œuvre a été un enjeu ces derniers mois. Avec l’arrivée du REM et notre refonte de réseau, on a travaillé avec nos transporteurs pour s’assurer qu’ils seraient prêts. La formation est maintenant complétée, mais la pénurie de main-d’œuvre est un sujet quotidien de discussion. On travaille avec eux, semaine après semaine, pour livrer le meilleur service. La formation et le recrutement sont des sujets en continu pour nos exploitants. »

Aujourd’hui, exo estime son niveau d’achalandage entre 75 et 80 %. Le transporteur espère que cette refonte, mieux pensée pour les trajets de proximité, permettra d’augmenter ces pourcentages.