Réflexion sur des compteurs d’eau dans les quartiers

Causeries Champlain à Saint-Bruno-de-Montarville

Le Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR), tiendra la septième édition des Causeries Champlain du 20 au 26 septembre à Saint-Bruno-de-Montarville. La Ville hôte a montré hier, lors de la présentation de l’événement, toute sa motivation à faire de l’environnement sa priorité.

Une journée de débat public sur les enjeux liés à la ressource en eau se tiendra au Centre Marcel-Dulude le 23 septembre. Le tout s’adresse à toutes personnes intéressées à la problématique de l’eau et plus généralement à l’état des milieux naturels. « Ce n’est pas un colloque de savants. Le public pourra débattre du sujet avec les spécialistes présents », a expliqué Hubert Chamberland, président du COVABAR, venu présenter hier, à Saint-Bruno,  cet événement. 

Il précise que « les Causeries s’inscrivent dans la double démarche de révision du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) et de mise à jour du Plan directeur de l’eau (PDE) du territoire du bassin de la rivière Richelieu et de la zone adjacente du fleuve Saint-Laurent ».

Martin Murray, maire de Saint-Bruno, a montré sa fierté de recevoir la conférence dans sa ville : « Nous partageons les mêmes valeurs que les Causeries, soit le développement et la gestion intégrée des ressources liées à l’eau ainsi que l’engagement civique… sans compter que le thème 2015, la valorisation des milieux naturels, est très important pour notre administration. »

Milieux naturels 

Saint-Bruno-de-Montarville montre encore une fois toute l’importance qu’elle accorde à l’environnement. Après la création de la table des maires pour la protection et la mise en valeur des milieux naturels du Grand Montréal, avec l’aide de Beaconsfield, M. Murray a invité le COVABAR à tenir ces rencontres dans sa municipalité.

« On sait depuis plusieurs années que ces territoires sont détruits de manière quotidienne par des promoteurs qui expliquent aux municipalités qu’ils auront plus de revenus fonciers avec les habitations construites. Les taxes supplémentaires ne servent finalement qu’à maintenir les infrastructures supplémentaires tout en baissant la qualité de vie des citoyens. Il devrait y avoir une loi comme celle sur la protection des terres agricoles, pour protéger les milieux naturels de l’étalement urbain », souhaite M. Chamberland.

Compteurs d’eau

Pour l’eau, la solution de l’utilisateur-payeur ne semble pas la solution qui réglera tous les problèmes. « Le coût de compteurs d’eau est un frein non négligeable. Un comité de la Ville réfléchit à installer des points de contrôle d’eau dans différentes zones de la municipalité où il serait possible de maîtriser le débit d’eau. L’utilisation d’eau est plus élevée la nuit que le jour, car les gens arrosent leur pelouse. Il est important de les sensibiliser. En tous les cas, on regarde les expériences du genre dans les autres municipalités, mais un compteur d’eau dans les résidences, ce n’est pas pour demain », prédit M. Murray.

Pour M. Chamberland, l’eau est gratuite et doit le rester jusqu’à un certain seuil d’utilisation; ce sont les infrastructures qui ont un coût. « Il y a sûrement un débat à avoir, mais ce n’est pas à des fonctionnaires de décider, il faut que la solution soit collective », conclut-il.