Rassemblement festif pour dénoncer l’austérité
Mardi de la semaine dernière, une soixantaine de personnes se sont déplacées afin de se joindre au Rassemblement festif organisé par le Centre d’action bénévole (CAB) Les p’tits bonheurs dans le cadre de la campagne Je soutiens ma communauté : le communautaire dehors contre l’austérité.
Marie-Ève Lépine, coordonnatrice au CAB montarvillois, mentionne que cet événement qui s’est tenu dans le stationnement de l’organisation se voulait une manière symbolique de manifester le mécontentement des organismes communautaires envers le gouvernement de Philippe Couillard. Contrairement à certains organismes, le Centre d’action bénévole a tout de même offert des services au cours de cette journée. « Nous ne voulions pas pénaliser notre clientèle, qui est déjà largement touchée par les compressions de Québec », précise-t-elle.
En plus des citoyens et de plusieurs bénévoles, le rassemblement a attiré des gens provenant d’autres organismes de la région, dont entre autres la Maison la Virevolte de Longueuil, le comité Logement Rive-Sud, la Table régionale des organismes communautaires Troc-Montérégie, le Centre de Femmes l’Essentielle, la Corporation de développement communautaire de Longueuil et le Grain d’sel de Beloeil. Certains ont pris la parole afin de dénoncer le sous-financement des organismes communautaires qui dure depuis plusieurs années. « Une société riche comme la nôtre ne doit pas se contenter de répondre aux besoins de ses citoyens, elle doit défendre les droits des plus démunis! » a affirmé Fimba Tankoano, directeur général de la Fédération des Centres d’action bénévole du Québec, présent en appui aux manifestants.
Marie-Ève Lépine souligne que de plus en plus, les organismes communautaires viennent en aide à une clientèle que le CLSC ne peut plus aider. « Nous ne pouvons pas répondre aux besoins de tous ces gens sans obtenir une bonification de nos subventions. »
Tout comme le CAB Les p’tits bonheurs, plusieurs organismes communautaires ont tenu des manifestions au cours des journées des 2 et 3 novembre. « Si je ne me trompe pas, c’est la première fois que le milieu communautaire exprime si fort son mécontentement », indique Marie-Ève Lépine. Elle termine en disant que pour le moment, aucun autre événement du genre n’est à l’agenda.


