Quoi faire pour aider les réfugiés syriens

Face aux demandes d’informations de plusieurs citoyens désirant aider des réfugiés syriens qui débarqueront sous peu au pays, la Ville de Sainte-Julie a cru bon les renseigner sur les actions qu’ils peuvent effectuer localement.

« Les Julievillois sont réputés pour leur grand cœur. Ils le démontrent encore une fois face à cette crise humanitaire. Ils sont nombreux à vouloir s’impliquer d’une façon ou d’une autre, même si Sainte-Julie ne fait pas partie des villes retenues pour accueillir les réfugiés. Nous tenons donc à les soutenir dans leur démarche en les guidant vers les ressources qui ont besoin de leur aide », explique la mairesse Suzanne Roy.

Elle rappelle toutefois que Sainte-Julie ne figure pas sur la liste des 13 villes qui ont été sélectionnées par le gouvernement québécois pour accueillir les réfugiés. Dans la région, seules les villes de Brossard – Longueuil et de Saint-Hyacinthe sont visées par Québec. La mairesse indique que les villes qui ont été choisies disposent des ressources nécessaires pour une telle opération. « Elles ont déjà une expertise en accueil de réfugiés, en services de francisation, en écoles adaptées aux besoins de ces enfants, en services particuliers de santé, en soutien psychologique et en aide à l’emploi, etc. »

La mairesse poursuit en mentionnant toutefois que les organismes spécialisés en intégration feront face à des besoins importants pour accueillir autant de réfugiés. « Les citoyens peuvent offrir du temps ou faire don de vêtements, de meubles ou d’autres objets ou appareils qui pourront être utiles aux nouveaux arrivants. » Elle suggère aux citoyens de communiquer avec les organismes qui ont confirmé leur capacité à recevoir de tels dons. La liste de ces organismes est disponible au www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/informations/accueil-refugies-syriens/organismes-integration.html.

Il est également possible de contribuer à la collecte de fonds organisée par la Croix-Rouge pour l’accueil des réfugiés ou encore de soutenir les organismes québécois de coopération internationale qui interviennent sur le terrain.

Concernant le parrainage des réfugiés, la mairesse explique qu’il est possible de le faire pour des organismes à but non lucratif, des groupes de deux à cinq personnes ou par une combinaison d’un citoyen et d’un organisme. Par contre, les parrains devront prouver leur capacité de loger, meubler, nourrir, soutenir financièrement et vêtir les réfugiés parrainés pendant un an. Ils seront également responsables de faciliter leur établissement, de les aider à apprendre le français et à trouver un emploi, ainsi que de contribuer à leur intégration.