Québec met des barrières à un projet immobilier

Boisé des Hirondelles à Saint-Bruno-de-Montarville

Le Parti montarvillois se réjouit des conclusions émises dans le récent avis du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) en regard du projet immobilier La Futaie, mis de l’avant par le sénateur et promoteur Paul J. Massicotte. Le ministère a imposé au promoteur des conditions supplémentaires exigeantes afin d’assurer la protection des éléments de biodiversité.

Dans une forêt mature de six hectares adossée au parc national du mont Saint-Bruno, le promoteur prévoit la construction d’une trentaine de maisons cossues, « constructions qui affecterait significativement la biodiversité du milieu naturel en retirant  l’essentiel du couvert forestier », tient à préciser le parti politique majoritaire à la Ville.

« C’est ni plus ni moins que le rejet du projet de développement La Futaie dans son état actuel, a déclaré Martin Murray, maire de Saint-Bruno-de-Montarville, dans un communiqué. Nous espérons maintenant que le ministre Heurtel continuera dans la bonne voie, comme il le fait actuellement, et qu’il usera de tous les pouvoirs qui lui sont conférés afin d’empêcher tout développement résidentiel. De cette façon, un milieu naturel exceptionnel sera protégé et tous les Montarvillois lui en seront reconnaissants. »

En attente d’une décision

 

L’urbaniste Bruno Bergeron, porte-parole de Paul Massicotte, se dit quant à lui satisfait de l’assujettissement du ministère de l’Environnement. « Nous l’attendions depuis longtemps. Ceci ne constitue pas une interdiction, le ministère assujettit le projet à un certain nombre de conditions qu’il nous dévoilera plus tard. Aucune échéance n’a été donnée. Nous avons fait notre demande d’autorisation de construction et nous attendons désormais les conditions qu’il faudra respecter », explique M. Bergeron. 

L’avis du ministre démontre cependant que le boisé des Hirondelles présente l’ensemble des paramètres écologiques essentiels à la survie du ginseng à cinq folioles, une espèce floristique menacée et protégée en vertu de la Loi sur les espèces menacées et vulnérables du Québec.

Le ministère a imposé au promoteur des conditions supplémentaires exigeantes afin d’assurer la protection des éléments de biodiversité.

« Le Ministère a reçu du promoteur, le 27 juillet, une demande d’analyse en vue de l’obtention d’un certificat d’autorisation. Le MDDELCC analyse en ce moment cette demande », a indiqué au journal Les Versants le ministère de l’Environnement.